Adaptation d'après le roman d'Adèle Fugère, mise en scène par Morgan Perez avec Thomas Drelon.

Rosalie a 8 ans mais une maturité qui lui fait voir le monde avec une grande lucidité. Sous des allures de rigolote, elle cache un terrible mal-être. C'est une moustache qui la sauvera.

Elle trouvera une échappatoire à sa dépression en se prenant pour Jean Rochefort. C'est alors pour elle une nouvelle vie qui commence...

Thomas Drelon, après l'inoubliable "Je m'appelle Bashir Lazar" en 2023 incarne cette fois une petite fille qui se cache à l'intérieur de la personnalité de son acteur favori.

C'est un petit bijou de tendresse et d'intelligence qu'a écrit avec "J'ai 8 ans et je m'appelle Jean Rochefort" Adèle Fugère sur l'aventure de cette fillette qui, en creux, raconte la personnalité du grand acteur.

La finesse de la mise en scène de Morgan Perez, aidé de la scénographie poétique de Capucine Grou Radenez et de la musique douce de Théo Glass qui ajoutent à la magie de l'ensemble, parvient à donner une belle légèreté au récit et rend hommage par des clins d'oeil à sa filmographie.

Que ce soit par une danse mémorable dans Le mari de la coiffeuse ou par la musique de Tandem, l'âme de Jean Rochefort, sa tendresse, son ironie et sa démesure parfaitement bien retranscrits par Thomas Drelon planent sur ce spectacle inclassable d'où transparaît une indicible mélancolie.

Une belle histoire sur la différence, poétique et extravagante comme le grand acteur qu'il était...