Spectacle de Nicolas Le Bricquir, mis en scène par Nicolas Le Bricquir assisté de Charlotte Levy avec Salomé Ayache, Lou Guyot, Ahmed Hammadi-Chassin, Mathis Sonzogni.

Surplombé d'une immense horloge numérique qui avance en temps réel tout au long de l'histoire, un vaste entrepôt desaffecté.

C'est là qu'arrivent pour se réfugier de jeunes militants activistes et l'otage qu'ils ont dû emmener avec eux car il était présent sur les lieux et les as vu.

Ils viennent en effet de commettre un attentat non-violent à l'aide d'un drône dans une soirée où était présent Elon Musk.

Mais l'un d'eux a été abattu par la police et ces militants vont bientôt être dépassés par la tournure que vont prendre les événements...

C'est le point de départ de "Freedom club" de Nicolas Le Bricquir qu'on avait hâte de voir après le précédent "Denali".

On y retrouve la virtuosité technique du jeune metteur en scène. Celle-ci prend encore plus de sens dans cette pièce glaçante qui traite de la technologie et du danger qu'elle pourrait représenter pour l'humanité.

Dystopie finalement pas si éloignée de l'évolution des choses, "Freedom club" évoque l'intelligence artificielle, les fake news et les libertés individuelles à l'aune des avancées technologiques.

La pièce de Nicolas Le Bricquir comme "Les Justes" d'Albert Camus interroge aussi sur l'action révolutionnaire et la responsabilité morale.

Captivante, elle nous immerge peu à peu et contrairement à Denali, on est complétement avec les protagonistes qu'on suit sans discontinuer dans ce huis-clos aussi étouffant que palpitant.

Elle est défendue au plateau par des jeunes comédiens : Salomé Ayache, Lou Guyot, Ahmed Hammadi-Chassin et Mathis Sonzogni, qui sont tous excellents.

Nicolas Le Bricquir réussit à mettre son talent au service d'un texte important qui fera date.
Un spectacle exceptionnel, on ne peut plus d'actualité, dont on sort K.O.

Une vraie claque à voir de toute urgence !