Chaussez vos chaussons de danse, armez-vous de la canne du Maître de Ballet et engagez-vous dans cette randonnée ouvert aux vents de la création qu’est la Biennale de la Danse du Val-de-Marne. Sa 16ème édition. Laissons, voulez-vous, les attributs d’un siècle passé et déambulons, pieds nus, à la rencontre de l’avant-garde de la Danse.

Un menu alléchant comprenant pas moins de 25 compagnies, 20 théâtres pour les recevoir, 7 pays invités et 11 créations. Et si, avec cela, vous croyez avoir rempli votre besace, c'est oublier les à-côtés qui font de cette Biennale un moment incontournable, aussi bien pour les professionnels que pour le public.

Tout y est organisé pour aiguiser les sens. Stages de "La pratique du mouvement dansé" avec la Compagnie d’Hervé Diasnas, "La danse africaine" avec la Compagnie Georges Momboye, où encore le travail coordonné de la Compagnie l’Immédiat qui jongle entre danse, cirque, théâtre et expression clownesque.

Masterclass pour les "pro" avec "Le corps et l’objet" par les Compagnies Mossoux-Bonté et Gare Centrale. "Un espace temps donné" ou comment offrir au temps réel, l’énergie à la création par la Compagnie I.D.A. Un autre travail autour de "L’instinct comme source de la performance" par le Ccollectif T.r.a.s.h.

L’image est au rendez-vous avec la projection du film "L’homme qui danse" de Valérie Urréa et Rosita Boisseau, plusieurs ateliers sont également à l’honneur et particulièrement celui sur "le regard" et "l’initiation au vol dansé" par la Compagnie d’Hervé Diasnas. Deux rencontres avec les journalistes et une performance dans les gares du RER C (Bibliothèque François Mitterrand) et (Choisy-le-Roi). Voilà un programme alléchant. Pour plus d’infos le phone direct : 01 46 86 17 61 ou l’Email, relationspublics@alabriqueterie.com et après cela vous allez raconter à tout le monde que l’on ne vous vous chouchoute pas. Ingrats !

Découvrir donc, au détour du mois, les méandres de la danse contemporaine  aux mille et unes interrogations du geste. Le corps comme langage absolu, questionnement chorégraphique devant sa représentation sans autre forme de limite que le temps imposé par la Biennale.

L’ouverture de la programmation est totale et notre perception de spectateur complice de cette entente. Car, mais devons-nous, une fois encore l’écrire (mais oui, cela fait du bien), la danse est un tout. Ce tout est en nous, participants, public, pratiquants, comme une communion profane qui œuvre pour la liberté des corps et donc de la tête. Une invitation comme l’écrit le directeur de la Biennale Daniel Favier "à la migration chorégraphique", il ne peut en être autrement, nombre de Terres inconnues restent à apprivoiser et les pays du Nord nous offrent cette opportunité du regard.

Six pays pour ouvrir, autrement, l’espace scénique : Belgique, Danemark, Grande-Bretagne, Norvège, Pays-Bas et la France.

Les clés de cette Biennale sont à aller chercher dans l’excellence de la programmation. Non pas comme simple faire-valoir de la manifestation, mais bien comme force prospectrice à l’ouverture de la variété artistique que nous propose le directeur de la Biennale. Un désir de danse comme langage universel.

Il n’est pas question dans ces lignes de faire défiler le générique de la Biennale, à retrouver sur  : www.alabriqueterie.com, mais de faire partager, voir se perdre dans les méandres de la Biennale pour mieux se retrouver ensuite face aux désirs du monde.