1)
De l’intérêt du marketing
Un dossier de presse amusant, un disque intéressant, un petit
peu de forcing de LABELS et le grand Froggy, gourou manipulateur
des grenouilles virtuelles, monte une entreprise de séduction
vers les petits Delenda pour leur faire interviewer les Stockhom
Microscopic. Les petits Delenda, qui, soit dit en passant, feraient
mieux de consacrer leurs journées à rechercher un
boulot plutôt que de traîner avec des artistes, se laissent
bien entendu convaincre.
D’autant plus qu’Oslo Telescopic est nimbé d’une aura mystérieuse : personne ne sait combien ils sont, personne ne connaît leur visage à part celui de Dominique A qui collaborerait avec eux à des intervalles d’une régularité inconnue). L’invitation à l’interview mentionne bien qu’ils seront masqués ! ta ta taaaa… Donc ça peut-être assez rigolo..
2) Des dangers du marketing.
Un appartement dans le 11ème. Un certains nombre de télescopes
sont là, habillés de très jolis pyjamas, le
visage recouvert de bandages, à part un seul à qui
a échu la dure tâche de répondre à nos
questions. Accueil plutôt sympa mais ça se gâte
vite.
Delenda, qui sont des gens un peu simplistes, ont axé leurs premières questions sur le coté assez sophistiqué du plan média qui sert à promouvoir Oslo Telescopic : Pourquoi cette volonté d’anonymat, combien sont-ils vraiment, s’agit-il d’un vrai groupe ou d’un projet parallèle à d’autres activités etc… bref nous achoppons un bon moment sur le thème "Posez moi des questions sur la musique" - "Ah ben la musique on l’a écouté ça nous va bien mais on voudrait bien savoir à quoi vous jouez !" - "Je ne veux pas répondre aux questions sur la marketing" – "T’avais qu’à pas en faire !" ..)
On apprendra quand même qu’ils sont plus vraisemblablement 4 ou 5 dans le noyau dur, répartis dans différents pays et qu’ils se voient peu (ce qui a une influence sur la façon dont la musique est composée ), qu’ Oslo Telescopic est un projet périphérique aux activités principales de ses membres, que visiblement ils ne se retrouvent pas dans les influences que nous leur prêtions (Love and Rockets).
Nous nous quittons bons amis, après quelques scènes assez marrantes, mais avec l’impression d’avoir raté une rencontre.
3) Conclusions.
Le marketing c’est bien, mais faut pas en abuser sinon ça
cannibalise le produit qu’on cherche à vendre.