La Cinémathèque de Nice devance les fêtes de fin d'année et ouvre grand sa hotte. Soyez curieux et offrez vous des toiles de légende...
Un Lubitsch pour Noël. Sinon rien.
Le Père Noël existe : la Cinémathèque de Nice nous en donne la preuve. Il est cinéaste et il se nomme Ernst Lubitsch. Noël rêvé dans un noir et blanc des plus étudiés. Avouez que même que le 7ème Art fait bien les choses… Que les grands cinéastes savent en toute modestie endosser l’habit rouge pour nous offrir, encore et toujours, quelques cadeaux indémodables. 21 films à se mettre sous les yeux.
Que du bonheur je vous dit.
Nous y sommes donc, en ce mois de décembre. Les yeux rivés sur un cinéma rare du à ce réalisateur allemand qui débarqua à Hollywood en 1919 et qui garda sa nationalité russe…. Entourloupe pour ne pas payer d’impôt et éviter le service militaire, déjà.
Hollywood/Lubitsch. Une osmose presque parfaite. Il n’est pas le seul de cette génération d’émigrés a réussir le challenge. Mais Lubitsch reste unique par son apport.
Il sonna aux portes de l’histoire du cinéma et y construisit sa légende. Lubitsch est devenu au fil des ans (et on sait qu’une année cinématographique n’a rien d’humain) cette image de la perfection cinématographique liant la sophistication et la légèreté chère à l’opérette hongroise, dont Lubitsch s’inspira en adaptant plusieurs opérettes comme "La Veuve joyeuse" avec Maurice Chevalier.
Revoir également "Sérénade à trois", "To Be or Not to Be", "Ninotchka", "Le ciel peut attendre", etc.
L’homme en artiste s’essayera avec qualité et succès à la satire douce amère, sociale, politique mais aussi dans l’immoralité pétillante… Champagne pour tous et réjouissances au programme. C’est la fête à la "Lubitsch Touch".
Autre grand moment un hommage appuyé à Claude Sautet avec une dizaine de ses films dont, "Classe tout risque", "Les choses de la vie" (naturellement), "Nelly et monsieur Arnaud" ou l’un de mes préféré "Un mauvais fils" avec Patrick Dewaere.
Un court hommage que j’aurai aimé voir prolongé. Celui de Tony Curtis avec trois films "Trapèze", l’indispensable "Certains l’aiment chaud" et le non moins fameux film de Richard Flescher "L’étrangleur de Boston"… Arthur Penn également. La liste est longue cette année de ceux qui ont tiré leurs révérences. Trois films également dont "La poursuite impitoyable"…
Je me réserve la suite comme un enfant gâté. J’avoue et vous le verrez dans le prochain RLHD, je suis Fan de Fan de James Bond. Et que la Cinémathèque de Nice ouvre ses écrans à 007, je trouve cela des plus justifiés. De plus avec ses cartes entre les mains (il n’y a pas "Casino Royale") vous ne pouvez être que gagnant puisque le cycle Bond est entièrement consacré à Sean Connery. Du bonheur je vous dit. Surtout revoir "Jamais plus Jamais" seul remake de la saga ("Opération Tonnerre") réalisé par Irvin Kershner qui vient de disparaître, réalisateur du second volet de "La Guerre des Étoiles" (épisode 5, l’Empire contre attaque ), le meilleur.
Comme Noël est déjà là (la neige est partout) les séances jeune public vont faire le plein. Là encore variation autour du 7ème Art. Avec Disney, mais aussi le film de Masayuki Kojima "Piano Forest", voir aussi le film Finlandais "Niko, la petite renne".
Mais voilà, une hotte ne serait pas bien garnie sans ses films offerts au grand vent et que vous pouvez piocher au gré de vos envies. Avec au hasard "Looking For Eric" de Ken Loach, "Collateral" de Michael Mann ou encore "Nine" de Rob Marshall…
Nous retrouverons Jean Douchet avec bonheur et son ciné club itou le 8 décembre à 20h15 où il analysera pour nous, pour vous spectateurs "Collatéral" de Michael Mann. Retenez le 10 décembre à 19h30, une "conversation" avec les amis de Claude Sautet, en présence de Stéphane Sautet (son petit fils), Michel Boujut (critique et auteur), Philippe Sarde (compositeur), Jean-François Robin (directeur de la photographie) N.T. Binh (critique et réalisateur, Philippe Harel (acteur, scénariste et réalisateur). Une soirée présentée par Christian Viviani, Maître de conférences à Paris 1 Panthéon-Sorbonne.
Cochez sur vos tablettes le 8 décembre "La leçon de cinéma d’Arthur Penn" et le 8 janvier "Conversation" avec Tony Curtis. Diffusion de deux documentaires réalisés à la cinémathèque lors de la venue de Tony Curtis et d’Arthur Penn.
Quand au studio d’Ollivier Pourriol il nous offrira le 15 décembre à 18h30 de réfléchir sur "Surveiller et punir" - seconde partie - à travers le travail de Michel Foucault et quelques extraits de films dont "Les Choristes", "Le Seigneur des anneaux" et "The Truman Show".
On me dira ce que l’on veut, mais croyez-moi, celui qui ne croit pas au Père Noël, ne sait pas ce qu’il perd…
