C’est dans une ambiance survoltée et résolument festive que se déroule tous les dimanches soirs à partir de 20h30 une soirée pas comme les autres sur les planches du Théâtre Trévise, théâtre qui brandit haut sa bannière de l’humour de qualité.
Pour mémoire, cette antre du rire a vu passer sur sa scène, qui leur a souvent servi de tremplin, Warren Zavatta, Frédéric Recrosio, Eric Antoine et Yannick pour ne citer que les plus récents. En fin d’année sera célébré comme il se doit le 20ème anniversaire de cette belle aventure.
Parmi les figures emblématiques de ce haut lieu de la rigolade, il serait sacrilège de ne pas mentionner Gustave Parking qui vient régulièrement nous offrir ses délires d’une métronomique approximation où fusionnent un chapelet de bons mots à la pluralité sémantique et un bric-à-brac d’objets rendus multifonctions par la seule force de son imagination débordante.C’est un peu lui, le grand parrain de ce Festival International d’Expression Artistique Libre et Désordonnée qui fête ses vingt ans d’existence. Le principe en est simple. Dix artistes inconnus ou débutants, habités du noble dessein d’amuser leurs contemporains viennent, après s’être inscrits, présenter un sketch, une chanson, un numéro de danse. L’expression est aussi libre que plurielle. Tout le monde peut participer, il suffit d’en avoir envie. Une équipe de comédiens professionnels et un orchestre assurent les transitions entre les numéros, dans une ambiance aussi cordiale que festive.
Un peu d’histoire car tout de même, ce FIEALD en a une. Il y a vingt ans, Luc Sonzogni, comédien et scénariste, décide d’offrir une scène ouverte aux jeunes amuseurs. Le premier lieu est flottant, puisque c’est une péniche sur les quais de Seine qui abrite les balbutiements de ce noble projet. Intervient alors Gustave Parking qui se démène pour ramener tout ce beau monde sur la terre ferme qui débarque très vite au Trévise.
Depuis, chaque dimanche, une soirée forcément différente à chaque fois et parrainée par un humoriste reconnu (Jérôme Commandeur, Laurent Ruquier, Frédéric Recrosio et bien d’autres ont déjà œuvré) attire les foules venues prendre une bouffée d’oxygène et quelques pouffées de rire avant d’entamer une nouvelle semaine de labeur.
Le labeur, au cours de cette soirée de week-end finissant, ce sont donc ces jeunots qui l’assurent. Avec plus ou moins de réussite. Dur de fédérer le rire. Ainsi, durant cinq minutes montre en main, défilent des artistes en rodage de leur spectacle ou cherchant simplement à faire connaître leur travail, one (wo)man show, album ou autres.
D’un numéro à l’autre, on peut passer du triomphe au four total. C’est la règle, l’impitoyable sentence. Mais l’équipe permanente qui assure les transitions et présente les artistes est là pour que les flops soient moins durs. Le public, quant à lui, n’est pas là pour se propulser juge mais pour s’amuser. Ca minimise les enjeux et confère à ces soirées une aura résolument festive.
Vingt ans que ça dure. Vingt ans qui seront célébrés comme il se doit dans quelques semaines. La fête s’annonce grandiose et le public nombreux. A vos agendas car il n’y aura pas de la place pour tous.
