La vie des signes du photograpghe Edgar Martins
L’urbanisme fait encore rêver. Enfin les architectes et autres urbanistes en mal de sensations fortes, on croit faire beau en oubliant l’œil de l’autre. L’urbanisme a du plomb dans l’aile simplement parce qu’elle n’est plus photogénique.L’exposition qui a ouvert ses portes au Centre Calouste Gulbenkian le 20 octobre 2010 nous propose une vue des paysages urbains qui nous laisse aucunement indifférent. C’est vrai que c’est un des thèmes de prédilection de l’artiste. Il n’est pas le seul et quelques œuvres de la série "Une cartographie métaphysique d’habitats britanniques" s’approche, sans le plagier, de Hopper, le peintre. La travail de Edgar Martins est rempli de sens, au propre comme au figuré.
Il ne s‘agit pas d’une photographie qui n’aurait comme but que la reproduction du sujet. Non ! L’imaginaire est entré par l’objectif offrant une vision picturale des paysages urbains proche de la peinture et cela sans effets particuliers autre que l’attente de la bonne lumière.
On peut aussi, en œil exercé, découvrir le cheminement artistique, les passerelles utilisées pour offrir au public ce travail si particulier et pourtant, loin de nous être inconnu. C’est tout l’ingéniosité de l’artiste que de travailler sur des plate-formes complémentaires où l’on y retrouve par les cadrages, l’inspiration du grand cinéma, parmi d’autres, naturellement. Rien n’est arrêté chez l’artiste, tout est ouvert à notre regard, à notre recherche personnelle. Il nous ouvre l’espace.
A nous en adulte de le conquérir.
