Texte écrit et mis en scène par Florent Gouélou, avec Camille Blouet, Chloé Schmutz, Renaud Triffault, Benoît Brégeault et Julie Sicard.
Pendant la saison 2009-2010, six jeunes comédiens, choisis sur audition parmi les élèves de la promotion sortante des neuf écoles nationales supérieures de théâtre, ont bénéficié d'une année de formation au sein de la Comédie Française sous forme d'un "compagnonnage" selon les termes de son administrateur général, Muriel Mayette.
Cette dernière a en effet souhaité s'inscrire dans le cycle de formation de l'acteur et la première promotion de ces "élèves-comédiens", composée de Christophe Dumas et Camille Blouet du Conservatoire national supérieur d'art dramatique, Renaud Triffault et Géraldine Roguez de l'EPSAD du Nord-Pas de Calais, Florent Gouelou de l'ENSAD de Saint Etienne et Chloé Schmutz de l'Ecole régionale d'acteurs de Cannes.
Ils achèvent ce cursus court par une "carte blanche" en deux parties dont un exercice libre.
Cela donne "Les Candélabres", métaphore de la troupe circonstancielle et éphémère que constituent ses six jeunes comédiens brevetés comme "plusieurs chandelles qui ne se sont pas choisies et qui doivent faire de la lumière ensemble", un texte écrit et mise en scène par l'un d'entre eux, Florent Gouélou, sous titré "les adieux" et qui s'avère être un exercice stylistique de fin d'année, transposition dans le registre théâtral du mémoire de fin de stage.
Tout commence un peu comme un huis clos familial pseudo-lagarcien qui se révèle être le début d'une pièce en cours d'une représentation bientôt interrompue du fait de la défection d'un comédien. S'ensuivront une série de monologues sur la condition et les états d'âme de l'acteur, le plaisir du jeu et de la scène et surtout sur la confusion des rôles entre l'individu et le comédien.
Ce genre de textes souvent portés à la scène ces derniers temps par des comédiens qui préfèrent parler d'eux que d'exercer leur métier, en jouant des textes écrits pour le théâtre, intéressent sans doute davantage les comédiens-spectateurs que les spectateurs "ordinaires".
Cela étant, en l'espèce, il donne l'occasion de voir Camille Blouet, Chloé Schmutz et Renaud Triffault à qui Benoît Brégeault issu de l'ENSAD de Saint Etienne et Julie Sicard, toute jeune pensionnaire de la Comédie Française, viennent prêter main forte.
