Poussez la porte, pas la peine d’apprendre à remonter le temps, c’est lui qui vient à vous, qui vous embrasse de toute cette fougue qui fait aujourd’hui cruellement défaut.
Entrez et ouvrez grand les yeux. Certains se souviendront, d’autre pas, malaxés qu’ils ont été par cet environnement de terreur qui a détruit leurs univers, leurs rêves. Heureux ceux qui s’en souviennent, heureux qui n’étaient pas nés en 1960 mais qui ont su à travers leurs rêves tendre la main à John Lennon.
1960. Tout bascule et personne ne le sait encore, l’Angleterre est une terre promise pour les européens. Un pèlerinage à faire au moins une fois dans "sa" génération. Sait que, chez la "Reine" tout est devenu possible, le vieux monde est entrain de couler et l’art se dessine à Piccadilly.
Un tout, une recette à la fois musicale, picturale, cinématographique, mais aussi la mode, la littérature, la presse, le théâtre, la télévision… Tout bouge, tout y passe, mais personne ne veut le reconnaître. Seule cette génération d’artistes voguant entre New York et Londres perçoit que le frémissement de ses jeunes qui leurs ressemblent étrangement; Une osmose parfaite, diront certains, du jamais vu diront d’autres, le basculement est pour bientôt. Une telle mouvance emporte tout sur son passage avec l’euphorie adolescente d’une génération qui s’émerveille avec la société de consommation naissante.
L’exposition "Ainsi font les rêveurs / As Dreamers Do" ouvre les porte d’un monde qu’Alice n’aurait certainement pas renié. 70 œuvres exposés pour comprendre l’impossible, pour offrir la folie du milieu londonien et de son évolution artistique sur la décennie 50/60. L’affirmation internationale de l’art comme langage universel. A découvrir.
Même pas la peine de se la jouer baba sur le retour. L’exposition présentée est un trésor tout droit sorti des collections du Centre d’Art Moderne de la Fondation Calouste Gulbenkian.
