Les cahiers européens de l’Imaginaire sont une publication annuelle du CNRS. Ils regroupent des textes de chercheurs, de sociologues, de philosophes mais aussi d’écrivains, d’artistes peintres, d’architectes, de différentes nationalités… On y trouve également des dessins et des photographies.
Ce second recueil traite du luxe. Trente-cinq articles se croisent pour tenter de définir au mieux ce sujet et l’aborder sous de nombreux aspects : économique bien sûr, historique, politique, sociologique (les produits luxueux ne définissent-ils que notre appartenance sociale ?), mais aussi ludique (à travers les jeux d’argent et de hasard) et philosophique (pourquoi ce goût de l’éphémère ?). Une dernière rubrique évoque les plaisirs immatériels et partagés, plus précieux que des biens de consommation mais tout aussi difficiles d’accès et par conséquent effectivement luxueux. Une série de photographies représentant le luxe sous différentes formes (des paysages, un déjeuner, une salle de dégustation de vin, etc.) clôture ces Cahiers européens de l’Imaginaire.
Ce livre est constitué comme une encyclopédie. Il est peu probable que le lecteur le lise de A à Z sans interruption comme on dévore un roman. Et ce n’est certainement pas le but recherché. On ouvre cet ouvrage pour tenter de cerner ce qu’est le luxe à travers d’enrichissants essais ou de jolis textes (car la beauté des mots et des phrasés est aussi un élément majeur de ce recueil). Chacun choisira sa lecture en fonction de ce qu’il recherche mais aussi de sa sensibilité ou de son humeur. C’est un ouvrage dense, complexe et esthétique. C’est un objet luxueux donc, qui démontre bien que le luxe est éternel (puisque les écrits restent) et nécessaire à notre imaginaire, comme ces cahiers du CNRS.
