Seule en scène comique écrit et interprété par Dominique de Lacoste dans une mise en scène de Jean-Marie Chevret.
Les Vamps : inutile sans doute de revenir sur la carrière et l'iconograhie du duo comique composé de Nicole Avezard et Dominique de Lacoste qui, dès la fin des années 80, a connu un beau succès avec ses personnages de sacrées mémés en robes tout polyester, tatanes Damart et bas à varices issues de la France profonde des années 60 qui épinglaient joliment les travers de leurs contemporains en revisitant le registre du clown blanc et de l'auguste.Après quelques adieux et rabibochages, les vamps se sont séparées et chacune fait désormais sa vamp en solo. Dominique de Lacoste, après deux seuls en scène classiques où elle s'était extirpée du personnage de la grosse Gisèle, revient sur scène avec un one woman show dans lequel elle ressuscite, pour une nouvelle aventure, un personnage increvable qui lui colle à la peau.
Et avec "En coup de vamp", elle négocie habilement le changement de cap tenant à la disparition d'un des éléments du couple infernal qui fonctionnait sur un mode conflictuel sado-masochiste gentillet, celui de la timide souffre-douleur Lucienne, en y substituant un des principaux personnages secondaires de la galaxie vampienne, celui de Mâme Jansen, victime récurrente de la sans-scrupules Gisèle.
Personnage réduit ici à la simple présence virtuelle puisque la brave dame, la bandoulière du sac coincée dans la porte, a inconséquemment fait la course avec un autocar ce qui l'a conduit directement à l'hôpital. C'est donc au sein du milieu hospitalier et dans le pré-carré d'une chambre d'hôpital que la brave Gisèle, qui ne recule devant aucun sacrifice pour commettre ses exactions coutumières, va enfin trouver une interlocutrice idéale qui passe par ses quatre volontés.
Sous la direction de Jean-Marie Chevret, Dominique de Lacoste renoue avec l'humour caustique, bête et méchant de Gisèle en prenant de nouvelles marques dans un spectacle constitué de scénettes en coup de vent qui décoiffent hautes en couleurs comiques et en répliques d'anthologie.Une Gisèle au mieux de sa forme qui, en 1 heure 30 chrono, fait sa médecine, la révolution, la grève de la faim et faillite !
