...Et le prix d'interprétation féminine est…


La Cinémathèque de Nice rend hommage à l’Actrice. Un mois à se délecter du jeu, de cette traversée du miroir pour nous offrir les rôles à la hauteur de leurs performances. Le mois de Mai, à la cinémathèque de Nice est voué en partie au Prix d’interprétation féminine que le festival de Cannes a décerné depuis ses origines en 1946.

Cannes n’est qu’à un poignée de minutes de la cinémathèque et je trouve que c’est une bonne idée de venir se ressourcer à Nice dans un cinéma offert sans autre élitisme que le plaisir du choix.

Donc festivaliers et j’en connais quelques uns, bougez-vous les fesses. Et ne me dites surtout pas que tel ou tel film est indispensable à votre savoir alors qu’il y a de grande chance pour revoir cette denrée rare, dans les salles en septembre, alors que la programmation de la cinémathèque de Nice, elle, rangera ses pépites une fois le rideau baissé, et tant pis pour les curieux paresseux..

Il faut tirer un coup de chapeau à monsieur Jean Douchet qui organise sa vie d’historien et critique de cinéma entre Paris et Nice. Et offrir (le 2 juin) son analyse ciselée sur un Godard "Sauve qui peut la vie" à 20h00. Un Godard qui retrouve les plateaux après ses années militantes avant que… (Mais c’est une autre histoire). Le 26 mai, préparez vos passeport direction l’Amérique latine avec la (re) découverte de "Paupières Bleues" d’Ernesto Contreras. Soirée animée par Françoise Couèdel et Michel Lassus (20h00).

Si vous prenez le train à temps (il y en un tout les quart d’heures entre Cannes et Nice) vous avez une chance de fréquenter le café philo d’Ollivier Pourriol (11 mai à 19h00) sur un thème cher au cinématographe : "La folie". Et particulièrement son traitement dans le 7ème Art.

Mais que serait le cinéma sans ses Stars féminines que l’on récompense chaque année, dans un final élogieux clôturant le Festival de Cannes ? Rien, nous le savons trop bien. Le cinéma est une affaire d’auréole.

32 films couvrant la période historique du festival. 32 comédiennes récompensées. C’est également me semble-t-il une récompense pour la direction d’acteur, pour ce moment de partage entre le metteur et scène et la comédienne, partage du rôle qui ce concrétisera sur pellicule… Quelques films donc, pas des moindre "La Symphonie Pastorale", "Ève", "Jamais le dimanche", "Metello", "Rosetta", "La leçon de piano", "Les invasions barbares" mais aussi une perle comme "La double vie de Véronique"…

Ne pas oublier également la seconde partie de l’hommage que la cinémathèque rend à Éric Rohmer. Ses contes, mais également "Le Rayon vert", "Quatre aventures de Reinette et Mirabelle", "L’arbre, le maire et la médiathèque" ou encore un de ses dernier films "L’Anglaise et le duc"… Rohmer film au même rythme que la respiration du public; Il sait nous offrir encore et toujours ce moment de grâce. cinématographique que l’on attend à la vu de chacun de ses films.

Du pur bonheur.