La Collection "MELIES" s’étoffe d’une galette supplémentaire. Lobster Films vient d’enrichir la collection unique mise à la disposition du public (Déjà un coffret de 5 DVD) concernant Méliès. Un patrimoine représentant aujourd’hui la presque totalité des œuvres retrouvées de Georges Méliès, le magicien du cinéma.

Voilà un travail à la hauteur de l’importance du patrimoine cinématographique à sauver. L’exemple est à suivre

Il ne s’appelle pas Racklam le Rouge et ce chasseur de trésor ne sillonne pas les 7 mers. Mais il a encore l’allure d’un boucanier. L’homme est réjouissant à entendre, à nous faire partager ses trésors et parfois, heureux spectateurs que nous sommes à les partager.

Serge Bromberg nous propose de compléter notre collection (déjà un coffret de cinq galettes DVD - 173 films) des films de Georges Méliès, le premier magicien du cinéma.

La boucle est presque faite. Et c’est un miracle que l’on nous propose. Laissons Dieu à ses emplettes et regardons plutôt du côté des hommes. La folie du chercheur a cela de fort, c’est qu’elle arrive presque toujours à débusquer l’improbable, à poser ses guêtres là où d’autres, fatigués, ont laissé le terrain en friche. Aujourd’hui c’est d’autant plus vrai qu’il y a 20 ans. Les trésors cinématographiques sont rares, chercher les pépites devient plus complexe… Mais Serge Bromberg sait surprendre son monde.

La sixième galette composant le coffret de Méliès met un point final (encore que) à cette recherche encyclopédiste, digne des "Lumières", je sais le jeu de mot est un peu facile. Aujourd’hui nous avons entre les mains une somme d’informations unique sur le cinéma primitif et particulièrement sur la naissance du cinéma de fiction et sa magie de par la personnalité de l’auteur, George Méliès. Entre "La partie de cartes" 1896 et "La famille Bourrichon" 1913, le 7ème Art s’est construit, s’est forgé un avenir. Méliès en a été le guide.

Le travail de Lobster Films, comme à leur habitude, se conjugue au même temps que l’indispensable restauration. Les films ont tous reçu un traitement identique, la même attention, comment pourrait-il en être autrement ? Restaurer à partir des éléments originaux 35 mm, mais également pour garder la sensation des origines, la musique et le bonimenteur qui, souvent, en salle racontait avec gouaille l’aventure projetée. Un plaisir enfantin retrouvé comme ils furent présentés en leur temps…

C’est aussi cela le cinéma, un truc projeté au rythme de l’époque. Nous sommes loin, très loin du numérique et de la 3D. Et pourtant à voir le travail du magicien, on est en droit de se dire que sans lui, le cinématographe ne serait pas tout à fait le même aujourd’hui.