Le Musée national du Palais impérial de Compiègne célèbre le bicentenaire du deuxième mariage de Napoléon 1er.
Une exposition "romanesque" de par la personnalité de la jeune archiduchesse d’Autriche, Marie-Louise, qui nous plonge dans les fastes des cérémonies parisiennes. Petite-nièce de Marie-Antoinette, elle fut accueillie par l’empereur à Compiègne le 27 mars 1810 tout comme Marie-Antoinette fut présentée en 1770 au futur Louis XVI, alors dauphin. L’histoire bégaie sans pourtant renouer avec la tragédie.
Pour l’instant, on met les petits plats dans les grands. Et quand l’on connaît l’impatience de l’empereur, on imagine bien que le protocole va y laisser des plumes. Rien n’est trop beau. Déjà, en 1807, sous la direction de l’architecte Louis-Martin Berthault, tout Compiègne vivait à l’ombre la jeune archiduchesse.
Trois ans et tout sera prêt pour le mariage.
C’est ce que l’on découvre avec un plaisir presque charnel, dans l’exposition. Elle propose d’imaginer, et de montrer naturellement, les somptueux aménagements de l’intérieur du palais tout comme les jardins remis au goût de l’empereur amoureux.
Il faut peut-être se promener d’abord dans les allées verdoyantes pour humer l’Histoire chargée de ce lieu. De l’importance de l’apparat dans la portée politique de ce mariage où Napoléon, en se mariant à Marie-Louise, unit pour un temps (bref) la France avec une des plus ancienne famille impériale d’Europe. Un acte de réconciliation avec l’Autriche. Peuvent-ils complètement oublier la mort de Marie-Antoinette, la petite nièce de Marie-Louise ?
Cette lune de miel qui dura jusqu’à la fin du mois d’avril 1810, s’est convertie en un état de grâce sous la houlette de Marie-Louise qui en profita pour faire découvrir à Napoléon son goût pour l’art, la peinture, la musique…
L’exposition met à la disposition de nos regards plus de 200 œuvres, cadeaux de mariage, pièces de mobilier, estampes, dessins, peintures, sculptures, costumes, soieries, bijoux… Un rassemblement d’objets de grande valeur qui a été possible garce au Louvre, à Versailles, à Fontainebleau mais aussi à la Fondation Napoléon ainsi que d’œuvres que l’on pourra admirer en provenance d’Italie, de Suisse ou encore d’Allemagne…
Il fallait bien tout cela pour honorer le second mariage de l’Empereur. Vous avez aujourd’hui le temps clément avec vous alors n’hésitez pas à venir à Compiègne, au Musée national du Palais impérial de Compiègne pour admirer une tranche historique de notre histoire, pas assez mise en valeur.
Voilà, l’erreur est réparée. Merci à la RMN. Les portes sont ouvertes jusqu’au 19 juillet 2010.
