Pour Philippe Perrin, né en 1964, artiste présenté par Jean-Luc Monterosso, directeur de la Maison Européenne de la Photographie, comme "dandy postmoderne à l'humour corrosif et au lyrisme explicite", est cependant déjà venu le temps de la rétrospective.

Et c'est justement à ladite maison avec une exposition intitulée "Haut et Court. Who has the fun ? Is it always the guy with the gun ? 1986-2010" qui veut retracer l'itinéraire de cet artiste hors normes.

Ou plutôt artiste polymorphe, auteur d'une œuvre plastique qui va de la photographie à la sculpture en passant par la vidéo et l'installation dont l'actuelle monstration présente un florilège.

Clichés en noir, blanc et rouge

Exposition très étonnante et détonante dans ce lieu plutôt feutré dont un étage résonne résoulment rock'n'roll, avec bande-son ad hoc, pour une œuvre qui joue et déjoue des codes rebattus .

Né trop tard tant pour être un caïd de la prohibition, une icône rebelle et sauvage des années 50 ou un acteur de la beat generation, il se met en scène façon figuration distanciée à la Jacques Monory notamment dans une autofiction photographique de roman-photo à l'eau de rose rouge sang.

A voir donc dans un parcours scandé par des totems récurrents pour gullivériens : fil barbelé et couronne d'épines, lame de rasoir, étoile rouge et balles et chapelet géant pour gros dur au dos tatoué.