Texte de Michel Quint, monté par Gérard Gélas et joué par Jean-Paul Farré

Un homme vient semer le trouble, grimé en clown, au procès Papon. Il se penche sur son passé et raconte ses souvenirs d'enfance, enfant dont le père est instituteur, éthylique et clown indéfectible, qui vient semer le trouble à l'audience du procès Papon. Cela commence comme du Pagnol mais nous ramène peu à peu à l'époque de l'Occupation où se sont déroulés certains évènements qui éclairent le comportement de ce père.

Le propos concerne la vie de gens simples qui se retrouvent presque malgré eux mêlés aux évènements politiques et deviennent des héros anonymes, dont l'attitude patriote n'est pas devenue de notoriété publique et qui ont contribué, au même titre que les grandes figures légendaires, à constituer des ilôts de résistance et d'humanité.

Jean-Paul Farré, comédien et clown, est un récitant grave et digne dans un rôle lourd et difficile dont il s'acquitte avec dignité.

Un regret toutefois l’irrépressible envie de poser un décor qui se veut réaliste, et qui s'avère non seulement hideux mais inadéquat, pour un texte essentiellement narratif qui s’accommodait bien du dépouillement.