Matt Brooke à l'origine de Grand Archives dont Keep in mind Frankenstein est le deuxième album fut membre de Band of Horses, de gentils folkeux un peu psyché maniant de fort belle façon la pop musique.

Pour ceux qui seraient pressés d'en finir avec cette chronique, si vous aimez Band of Horses, vous aimerez Grand Archives.

On trouvera chez Grand Archives des mélodies douces et joyeuses, un chant léger et joueurs même s'il sait aussi prendre des airs de sermons comme sur le très (très) éthéré "Lazy Bones", des chœurs à faire passer un chamallow pour un steak de bison, des guitares slides entre Calexico sous tranquilisant et Will Oldham, un piano et un rythme globalement lents qui incitent fatalement à se laisser aller à quelqes rêveries propices à un certain bien-être.

Cette pop teintée de folk et inversemment rappelle parfois les ambiances de Lloyd Cole ("Witchy Park/ Tommorow Will (Take care of itself)") notamment lorsque les arrangements prennent le dessus sur la ligne mélodique sans pour autant la dévorer au point d'en faire une indigestion. Car si la production est propre et bien faite, l'auditeur que nous sommes sera charmé par le son chaleureux, naturel et somme toute acoustique qui enveloppe cet album dans un joli coton blanc dans lequel on a envie de se vautrer, en tirant sur les quelques ficelles un peu rock psyché tendance kitch des années 80, façon Supertramp Alan Parsons ("Silver among the gold").

Keep In Mind Frankenstein est un disque paisible et fluide, qui peut devenir ennuyeux si on est dans une vilaine humeur pour l'écouter mais qui saura vous apporter confort et réconfort dans le cas contraire.