Dimanche 31. Jour final de Paroles et Musiques, mais la bonne humeur reste de mise, et les découvertes sont loin d'être taries.
Chroniques par Seb et Lauriane, les froggy's warriors.
12h - "L'Ephemère"
Dernier jour de festival, le village se réveille sous la voix douce et sensuelle de Buridane. La miss fait une entrée en matière discrète, d'abord à Capella pour capter et fasciner le public, puis enchaîne son répertoire en acoustique, seule ou avec son guitariste. C'est simple, beau, rafraîchissant à la fois. Buridane sait communiquer sa passion !
Cette blonde au visage d'ange compose et joue avec les mots de très belle manière, nous parle d'elle dans ses textes, simplement, sans chichis, toujours avec une pointe d'ironie. Idéal pour nous mettre en appétit (concert à midi oblige!) et pour commencer la journée dans la sérénité, la joie et l'allégresse !
18h - "L'Ephémère"
Fannytastic, c'est la Bretagne que viens en force nous rendre visite au festival ! Le trio investit le plateau de l'Ephémère pour ce début de soirée. Voix grave et puissante, parfois Jazzy, parfois Rock, Fanny joue du piano, re-créé son univers sur scène, à travers des ambiances à la tantôt mélancoliques tantôt aigre-doux.
L'artiste a su s'entourer de musiciens hors paire et ça s'entend ! Malheureusement, la faute à une salle aux ambiances un peu trop sombres et limite glaciales, digne d'un récital de musique classique, et malgré une tournure plus variée et plus pop que par le passé, Fannytastic à bien du mal à capter et fasciner le public. Musique très aboutie, trop même pour les non initiés et pour être appréciée à sa juste valeur.
19h - "le Magic Mirrors"
Attention phénomène du jour (décidément, beaucoup de belles surprise sur ce festival !) Izia, phénomène Rock d'à peine 18 ans a déjà tout d'une grande. Il faut dire que mademoiselle Higelin a été élevée à la bonne école. Avec un timbre de voix, d'une puissance exceptionnelle, pas loin de la grande Janis Joplin (quand les hurlements se font douceur auditive...), Izia distille son Rock puissant, très puissant même, et chante toujours en Anglais, communique même avec ses musiciens, français, dans la langue de Shakespeare... le rock, c'est mieux de l'autre côté de la Manche !
Dès le premier titre, on a le souffle coupé, les oreilles qui bourdonnent (pour la bonne cause...) et le coeur qui bat la chamade... Difficile de résister au "headbanging" tellement la musique est efficace ! Le groupe se donne totalement au public, debout pour l'occasion, forcément.... danse frénétique , trans ultime, la belle est dans son élément, s'improvisant même batteur le temps de mettre le feu à la salle. La révolution musicale est en marche, très bonne nouvelle pour nos oreilles !
Seb
22h30 - Pour ceux qui ne sont pas allés au concert de Julien Doré (jujuuuuuuuuuuuu hiiiiiiiiii), la soirée est loin d'être perdue! Karimouche nous accueille au "Magic Mirror" pour un moment de fraîcheur. Cette jeune femme, pétillante des pieds à la tête, touche un peu à tous les styles musicaux pour créer un spectacle riche et vivant. Du ragga au slam en passant par le tango et le hip hop, Karimouche satisfait tous les goûts, à la seule condition que son cocktail de genres reste dansant.
Derrière elle, ses musiciens ne sont pas en reste: un clavier et deux beat-boxeurs rythment le concert. Chacun a d'ailleurs le droit à sa petite démonstration, qui montre trois styles différents mais tous autant appréciés du public.
Mais Karimouche, bien plus que de produire un simple concert, nous propose une prestation scénique digne d'une comédie théâtrale. Elle danse, chante, nous raconte son quotidien, ses traditions berbères de manière toujours très humoristique. Par le naturel et la vivacité de son attitude, nous avons même l'impression qu'elle nous traite comme ses plus vieux amis. Un petit bout de femme à aller applaudir sans réserve.
La soirée se poursuit à "l'Ephémère", pour un véritable retour en arrière d'au moins 70 ans. L'atmosphère est tout à fait rétro, avec des abats jours un peu vieillots, des musiciens habillés à la mode bretelles/ chapeaux melons-bérets, et une chanteuse aux gants noirs et à la voix langoureuse. Caravan Palace allie le jazz manouche à l'électro dans un swing retentissant. Contrebasse, violon, guitare, clarinette, chant et machines ne sont pas de trop pour créer ce mélange décalé et sans nul doute très original.
Les rythmiques sont détonnantes, le public fervent admirateur du groupe, bref tout est idéal pour passser un excellent concert. Seulement Caravan use de tellement de nuances que l'on peut se demander s'il est possible d'apprécier le groupe à sa juste valeur en live. Quoi qu'il en soit, Paroles et Musiques se clôt dans une ambiance enthousiaste et explosive, et peut être même un peu nostalgique à l'idée que le festival soit déja fini.
Rappelons le, Paroles et Musiques, ce n'est pas moins d'une cinquantaine d'artistes qui se sont produits sur une durée de 5 jours.
Mais c'est également un village associatif, composé de différents stands qui permettront de prolonger les concerts dans une ambiance conviviale et détendue. Entre les débats et jeux proposés par les associations locales, les stands variés des artisans, la scène extérieure, et les endroits où se ravitailler comme les buvettes, le bus végétarien, ou encore la tente orientale, impossible de s'ennuyer.
Lauriane
La conclusion des grenouilles: "A l'année prochaine!"
