Jusqu’à présent, nous n’avions de cesse de sentir la présence défunte de The God Machine dans Sophia, notamment par la mélancolie que Robin Propper-Shepard plaçait au sein de sa musique.
Avec People Are Like Seasons, un autre constat s’impose : on sent que c’est le dernier disque de l’homme marqué du sceau de la mort. Car ici, Propper-Shepard semble se servir de son triste passé comme d’un exutoire, afin de mieux rebondir, et se sortir des miasmes glauques qui tourmentèrent son être, jusqu’à aujourd’hui. C’est ainsi que l’album débute par un "Oh My Love" de toute beauté, franchement pop, et marquant un virage à 180 degrés dans la musique de Sophia.
Bien que l’on sente que le détachement de son désir morbide soit voulu par l’auteur, on reconnaît tout de même certaines mélodies habituelles de Sophia, pas vraiment révolues, tristes à souhait, mais toujours de toute beauté.
On se laissera donc émouvoir par la mélancolie d’ "I Left You", ou encore par la noirceur exaltée d' "Another Trauma". On devine le ras-le-bol des mélodies uniquement acoustiques, et certaines réminiscences The God Machine, comme sur l’industriel "Darkness", viennent allègrement confirmer ce point de vue.
Si People Are Like Seasons élève à un niveau
supérieur la musique de Sophia, il est fort à parier
que son prochain opus portera Robin Propper-Shepard au sommet...
