La Maison Européenne de la Photographie invite régulièrement des photographes dont les travaux relèvent d'une thématique récurrente qui s'inscrit dans un projet à long terme souvent sous-tendu par une recherche personnelle.

Tel est le cas, pour ce début d'année 2009, avec l'exposition "Le Don, 2000-2009" consacrée aux oeuvres de la photographe italienne Giorgia Fiorio.

Pendant près de huit ans, elle a sillonné la planète sous toutes les latitudes et plongé au coeur de toutes les civilisations pour capter les intercessions tangibles de l'homme, à travers son corps, vers le sacré, une constante intemporelle et universelle qui semble inscrit au coeur de l'humanité comme un de ses fondamentaux intangibles.

Atteindre l'inaccessible étoile

L'exposition présente donc un florilège de photographies, qui ressortissent à la photographie documentaire en noir et blanc, qu’elle décrit comme "un témoignage visuel et une quête personnelle centrée sur la relation de l’individu au sacré et sur l’héritage spirituel de l’Humanité".

Des rites paiens au rituel liturgique, des danses tribales aux transes des derviches tourneurs, des processions religieuses aux cultes sacrificiels, de la méditation transcendentale aux mutilations corporelles, elle traque l'invisible.

Ce qui relève d'un pari fou qui constitue cependant l'enjeu ultime du photographe, celui de la révélation.

Ses photographies très denses en contenu subliminal accrochent le regard et appellent à la réflexion sur ces traces du sacré dont émanent toujours une extaordinaire sérénité.