Ni Vus Ni Connus se diversifie et vous parlera désormais aussi de cinéma car dans la musique, il est de petits films qui méritent aussi d'être découverts.

Espion(s)
Réalisé par Nicolas Saada (janvier 2009, avec : Guillaume Canet, Géraldine Pailhas, Stephen Rea, Hippolyte Girardot)

Malgré une presse très emballée sur le premier film de l’ancien journaliste Nicolas Saada, le film ne rencontre pas un grand succès. Il sera plus proche du résultat de La Clef (328 000 entrées) que des Liens du Sang (513 000 entrées), ce qui n’est rien comparé à Ne le dis à personne et Ensemble, c’est tout (respectivement plus de 3 et plus de 2 millions d’entrées).

Le film, par son style, pourra être considéré comme peu dynamique, ou hypnotisant. Il donne en tous cas à voir un quotidien de l’espionnage à hauteur d’homme, avec de vrais dilemnes humains. Très réaliste donc, mais trop expérimental dans ses silences, peut être.

Les insurgés
Réalisé par Edward Zwick (janvier 2009, avec : Daniel Craig, Jamie Belle, Liev Schreiber)

Un insuccès immérité. Pourtant le film est passionnant, très bien réalisé, et raconté comme un beau livre. Mais le mois de janvier était celui des films historiques : le Che a perdu tout son public pour sa deuxième partie, Walkyrie a gagné et continue sa carrière au-delà des 500 000 entrées France, et Les Insurgés n’aura pas dépassé les 250 000 tickets face à cette concurrence.

Le scénario était pourtant intéressant, avec un vrai potentiel mêlant humanisme, héroïsme, contexte historique. Peut être le film aurait-il mieux fonctionné sans sa tête d’affiche Daniel Craig, malgré sa bonne prestation ? Une séance de rattrapage s’imposera en vidéo.

Et après
Réalisé par Gilles Bourdos (janvier 2009, avec : Romain Duris, John Malkovich, Evangeline Lilly)

Un peu moins de 300 000 spectateurs seront allés voir le dernier film avec Romain Duris. Et après ? Eh bien ils n’ont pas du déclencher le bouche à oreille car le film passe inaperçu. Il faut dire que le scénario, jouant le mélange drame et fantastique, se transforme en un film qui ne parvient jamais vraiment à choisir son camp. Alors que la situation de Romain Duris pourrait le pousser à communiquer avec tous les autres personnages et faire de l’élément fantastique un vecteur de dialogue humain, le film marginalise son personnage dans l’égoïsme, l’agressivité et le refus. Le film est donc très hermétique.

Envoyés très spéciaux
Réalisé par Frédéric Auburtin (janvier 2009, avec : Gérard Lanvin, Gérard Jugnot, Omar Sy)

Score moyen pour ce film : 520 000 spectateurs en trois semaines, avec une telle affiche, sans parler d’échec c’est sans doute en dessous des attentes. Surtout que le film, malgré certaines critiques assassines, est plutôt réussi. Le sujet est somme toute assez courageux, et sans être une véritable satyre (le film ne dénonce pas vraiment), certaines idées sont tout de même polémiques. Les acteurs ne renouvellent pas leurs styles respectifs, mais emportent le spectateur avec générosité et sympathie. En résumé, voilà une comédie française réussie sans être une comédie romantique, ni une pantalonade, ni une copie parisienne des comédies américaines.