Il en aura fallu du temps, pour avoir entre les mains un nouvel album de la divine Lisa Gerrard. Surtout que son dernier album solo en date n’était pas des plus convaincants. Gageons également que ses diverses activités exercées pour Hollywood l'éloignèrent de son spectre musical habituel.

C’est donc accompagnée de Patrick Cassidy que la chanteuse revient sur le devant de la scène, pour un véritable nouvel album.Alors, quoi de neuf ici bas ?

Oubliez une fois de plus le côté world de la deuxième période Dead Can Dance, la dame semble avoir tiré un trait dessus, puisque nombre de nappes de claviers viennent ici servir de plat de résistance à la musique. Exit donc les pléthores de percussions.

La religiosité semble être devenue l’une des principales sources créatives de Lisa Gerrard, qui évolue ici dans une sainte lumière. Ses performances vocales sont toujours aussi exceptionnelles, et elle se permet même de chanter en araméen et en hébreu, pour rendre l’ensemble encore plus personnel.

Le concept exploré ici tourne autour de la vie, et de la mort, rien que ça. Le tout, s’enchaînant à merveille, souhaite reproduire ce cycle de la naissance à la fin de l’existence, en explorant la phase dite de résurrection. Quand on vous disait que la religion avait inspiré notre dame...

Si l’ensemble tend plus à se rapprocher des productions Cold Meat Industry, c’est pour mieux emprisonner l’auditeur dans les méandres d’un disque véritablement plaisant, sur lequel on reviendra souvent poser une oreille...