Le Sourire de Mona Lisa … « être une femme libérée, tu sais c’est pas si facile » …

Automne 1953, Katherin Watson, alias Julia Roberts, professeur d’histoire de l’art et « femme libérée » arrive à l’université de Wellesley , un établissement pour jeunes filles BCBG franchement conservateur. Entre les étudiantes brillantes, mais pour qui le summum de la réussite sociale pour une femme est encore le mariage , et leur professeur, ‘progressiste’ et célibataire ( à son âge !), c’est le choc des cultures…

Cette fois-ci, exit donc pour Julia Roberts les mini-shorts moulants à la Erin Brockowich. Corset et jupes longues sont de rigueur en milieu austère. Et hostile. Car sous leurs allures de jeunes filles rangée, les Joan, Betty, et autre Connie ne sont pas tendres : petits coups bas et rires sous cape règnent en maître.

Hélas, ce nouveau "Cercle des poètes disparus" version crêpage de chignon n’est que trop entendu. Julia Roberts incarne la désormais traditionnelle figure du prof idéal, plein de bonne volonté et attentif, qui apporte à ses élèves une nouvelle vision du monde, évidemment subversive, et forcement dérangeante.

Bref, un film plat, sans originalité dans le scénario, avec des personnages au caractère pas vraiment fouillé (malgré une jolie interprétation de Julia Roberts), et de l’émotion en boîte à la mode hollywoodienne façon années 50…

Le seul mérite du film est peut-être de rappeler que l’émancipation des femmes ne s’est pas faite du jour au lendemain par le claquement de doigt d’un professeur progressiste…