Spectacle de théâtre musical conçu et interprété par Corinne Cousin et Roland Romanelli dans une mise en scène de Philippe Ogouz.
"Bienvenue au Paradise ! "au Théâtre du Petit Hébertot, transformé, le temps d'un spectacle, en cabaret des années glorieuses, celles des films noirs des années 50, piano-bar, petites tables rondes, lumières tamisées et tentures de velours rouge.
Après le succès de son spectacle "Les années Saint-Germain" en forme de récital qui faisait revivre les standards du répertoire des cabarets des années 50, qu'elle a dispensé aussi bien rive gauche que rive droite, Corinne Cousin, comédienne et chanteuse, revient sur scène avec "Les jeux de la nuit".
Ce spectacle s'inscrit dans le même registre du théâtre musical mais avec des chansons originales, dont elle a écrit les paroles, qui émaillent les souvenirs nostalgiques d'une patronne de cabaret qui, faute de clients, décide d'y fêter son cinquantième anniversaire, seule, en compagnie du pianiste peu enthousiaste.
Corinne Cousin incarne cet oiseau de nuit au glamour de prisunic, à la gouaille empathique et à la vie pas toujours drôle, qui ne manque ni d'humour ni de lucidité, et qui, après une ou deux coupettes, ne se fait pas prier pour évoquer le bon vieux temps. Et elle nous en raconte puisqu'elle à, comme elle le dit, atteint le demi siècle.
Certes, l'intrigue est couse de fil blanc mais l'essentiel
n'est pas tant là que dans cette reconstitution de l'esprit
cabaret au travers d'un tour de chant, à laquelle lam
ise en scène de Philippe Ogouz
donne une jolie couleur.
Corinne Cousin est accompagnée, au piano, bien évidemment,
par Roland Romanelli. Compositeur aguerri, celui qui fut l'accompagnateur
de Barbara et est l'arrangeur de grandes pointures de la variété
nationale, et internationale, est un bon faiseur qui a su créer
l'habillage musical adéquat et homogène du spectacle.
Il a également mis en musique, avec des airs qui ont vite fait de vous rester en tête, les textes de la dame, qui, reine de cœur au cœur grand comme ça, se fait son cinéma avec un bouquet de chansons néo-réalistes écrites sur mesure pour sa voix expressionniste et son tempérament généreux.
Selon la formule consacrée tout le mal qu'on lui souhaite est de rencontrer le succès du spectacle précédent.
