Comme tous ans, le Grand Marché de l'Art Contemporain, initié par Joël Garcia, a planté son chapiteau sur la place de la Bastille et ses stands sur les quais de l'Arsenal.
Cette vaste galerie à ciel ouvert donne une belle visibilité aux artistes contemporains qui, présents à leur stand, y rencontrent collectionneurs, amateurs et curieux.
Devenue une véritable institution, le GMAC a placé cette édition sous le thème de la cartographie, un thème entendu de manière très ouverte, il faut le préciser, dans son acceptation de représentation systémique.
Cette édition confirme les tendances déjà constatées, le renouveau de la peinture figurative et la présence majeure de la sculpture. Par ailleurs, le thème sélectionné a favorisé la sélection d'oeuvres repésentant la figure humaine.
Le nombre des exposants y va croissant le visiteur assidu y
retrouvera des habitués comme des nouveaux venus, et
même des artistes exposant pour la première fois,
l''occasion de nouveaux coups de coeur.
Parmi les artistes déjà croisés, les enfants
lumineux de SylC rappellent moultes
comptines enfantines comme "des fragments
de rêves parlent à notre imaginaire".

Après ses monumentales femmes écume qui évoquaient
des danseuses asiatiques, le sculpteur Irène
Lussou présente de délicates et minuscules
divinités antiques inspirée de la Vénus
de Milo, qui semblent danser encore, dans un mouvement immobile,
perchées en haut d'étranges stalagmites en teck
de Thailande.
"Le divin est en chacun, plus perceptible encore quand, enfermé dans la matière, il est"

Maria Catuogno, sculptrice, se concentre
également sur la figure humaine et la représentation
stylistique des corps dans ce qu'elle a de plus charnel et dynamique
par la technique du tissage de fils de bronze et le bronze froissé
en plaques abrasées au fil d'argent pour les aplats.
"Décrire mon époque est ma volonté."

Le peintre Frédéric de Petiville s'attache également à la figure humaine mais envisagée par son absence ou sa présence suggérée, fantasmée, signalée par un objet, un indice, peut être ici la pantoufle de vair d'une princesse des temps modernes.
"Rien que de la peinture à songer"
Un signe qui mène vers un ailleurs psychanalytico-métaphysique au détour d'un escalier, derrière une porte entrouverte, à l'extérieur de la toile dans l'imaginaire en résonance du regardant.
Fanny Pochon, peintre des mythologies de l'enfance, entraîne
le visiteur dans un imaginaire surréaliste.
"Un monde de violence, fait de jalousies, depleurs, de forêts et de sentiments très forts"
Un monde qui résonne étrangement avec les fantasmes
de l'âge adulte.
L'univers pictural de Valérie Dumas,
peintre et illustratrice, est centré sur la femme, les
femmes de tous acabits, des femmes qui ne répondent pas
aux canons des magazines, des femmes fantasques et extravagantes.
"La classe des dames qui clochent tendrement"
Chacune de ses femmes miniatures, en duo avec son animal totem, ici dans "Envol" et "Sans défense", raconte son histoire dans de délicates aquarelles petit format rehaussées de motifs à la feuille d'or.
Prochain rendez-vous : le GMAC à Bercy Village du 7 au 11 janvier 2009.
