Frédéric Le Junter, plasticien, musicien, et bidouilleur, assure la partition musicale de "L'échange" mis en scène au Théâtre de l'Aquarium par Julie Brochen et, en événement collatéral à cette programmation théâtrale, il expose, au sein même du théâtre, sous le titre "Paysage portuaire" une sélection de ses drôles de machines sonores.
Une exposition atypique qui relève autant de l'installation plasticienne que de l'orchestre ethnique.
Entre les champs combinatoires de John Cage et la mise en trimendimensionnalité des collages picassiens, Frédéric Le Junter crée un univers sonore max madien délivré par des machines musicales uniques dans tous les sens du terme.
Un merveilleux fou de son et ses drôles de boîtes à musique
Ressort, passoire, coquillages, bouts de bois et tous objets divers de récupération constituent le thésaurus de Frédric Le Junter.
Il y puise pour confectionner des machines musicales inattendues
aux évocateurs noms poétiques tel "le carillon",
"les discrètes", "les grandes berces du
Caucase".
Boutiqués de bric et de broc, ces assemblages dadaistes sont actionnés par des automatismes aléatoires qui produisent des lumières et des sons, eux-mêmes aléatoires.

Des sons qui s'inscrivent totalement dans une démarche
de la musique contemporaine expérimentale basée
notamment sur le rejet de l'intentionnalité inhérente
à la composition musicale.
Grâce à un interrupteur, le visiteur se transforme
en apprenti sorcier en donnant le "la" à cet
orchestre fantaisiste.
Grincements, sifllements, claquements et tous autres bruits de frottements se mettent en branle dans une symphonie pour le moins brute et inattendue qui résonne dans la petite salle de l'Aquarium.
Et cela entraîne le visiteur l'entraîne de surprise en éblouissement dans un spectaculaire déferlement de sons et d'images.
A noter que les samedis, Frédéric Le Junter prend
le relais du petit bouton pour des concerts célébrant
"le momEnt perpétuel".
