Pendant que les colonnes de Buren se font ravaler la façade, les Jardins du Palais Royal accueillent, sous le titre "Guardianes", une installation monumentale, puissante et métaphorique, du sculpteur espagnol Xavier Mascaro.
Représentant majeur de la nouvelle génération de la sculpture ibérique, Xavier Mascaro explore les mythes et les croyances universelles.
Si le traitement frustre du matériau brut, le fer, avec une figuration réduite à l’essentiel, et des formes souvent qualifiées de "squelettiques", ressortit à la sculpture contemporaine, la thématique s’inscrit dans un ancrage classique, et, notamment, espagnole.
Du fer, rien que de la fonte. Dix carcasses à forme humaine de près de trois mètres de hauteur, les "guardianes" ouvrent et ferment la marche autour d’une épave de navire échouée sur le sable, "Departure".
X
avier
Mascaro dit aborder le thème de la mort et du passage. La coque
symbolise l'emblématique traversée du Styx, bateau qui mène
l’âme vers le paisible royaume des morts sous l’escorte de gardiens
anonymes et clonés.
Des gardiens énigmatiques, guerriers fantômes réduits à leur
armure qui ont déposés leurs armes.
Des armures en forme de cage de fer dont les ouvertures révèlent
le vide. Le vide à moins que ce ne soit simplement, par référence
aux préceptes bouddhiques, la présence immanente, mais dépourvue
d’enveloppe corporelle, l’état ultime de la spiritualité.
