Comédie dramatique de Ludovic Longelin, mise en scène de Stanislas Grassian, avec Delphine Adams, Paula Brunet Sancho, Jacques Courtès, Stanislas Grassian, et Valérie Mischler.
Dans l'édition 2007 du Festival Un automne à tisser, Stanislas Grassian, jeune comédien et metteur en scène, avait démontré sa capacité à aborder les univers décalés et les écritures complexes d'auteurs éprouvés, notamment avec l'excellent "Mort d'un hétéronyme" d'après l'œuvre de Pessoa, et son appétence pour les écritures contemporaines en montant "Les falaises" de Stéphane Jaubertie.
Pour cette édition 2008, il s'est concentré sur une pièce, "...alias le bonheur" où il se collette au texte dense, métaphorique, poétique, métaphysique et burlesque de Ludovic Longelin qui dépouille ses personnages, l'homme, de tous ses masques. Et peut-être pas seulement l'homme.
Dans un ailleurs apocalyptique, un couple et ses deux filles arrivent au bout de leur aventure nomade, au bout du monde. Il joue les fier-à-bras, elle porte une croix grandeur nature et les deux rejetonnes se réveillent d'un sommeil féérique à la Bois dormant pour découvrir qu'elles ont été abandonnées. Et ils racontent l'histoire de l'humanité, la perte du sacré et l'impossible quête du bonheur.
La langue est simple mais le verbe complexe, sédimentaire et la parabole plus complexe qu'il n'y paraît, embrassant la possible fin de l'homme et la réflexion sur le sens du théâtre. Dans une mise en scène qui sert au plus près le texte, Stanislas Grassian accompagne les comédiens, Delphine Adams,
Paula Brunet Sancho, Jacques Courtès, et Valérie Mischler, tous remarquables, dans cette subtile traversée et exploration de l'humanité.
