Comédie de Raffy Shart, mise en scène de Jean-Luc Moreau, avec Georges Beller, Maurice Risch, Michèle Kern, Josette Stein, Jean Lenoir, Julie Deyre et Stéphane Russel.
Il faut le savoir : le Théâtre des Variétés ne concurrence pas le Théâtre de la Colline. Sanctuaire du théâtre de boulevard, il ne programme que vaudeville et comédie de divertissement populaire.
Pour ce début de l’été 2008, à l’affiche un 38 tonnes du répertoire, "Ma femme s’appelle Maurice" de Raffy Shart, dans une mise en scène de Jean-Luc Moreau qui ne fait pas, en l’espèce, dans la dentelle au fuseau. A tel point que c’en devient un modèle du genre. Et qui a son public.
Un mari fainéant et cavaleur menacé de divorce se trouve aux prises simultanément avec une maîtresse vindicative, l’époux de cette dernière qui crie vengeance, un couple de provinciaux venus visiter son appartement et un nœud nœud, nommé Monsieur Maurice Lappin, qui œuvre dans le caritatif et qui accepte de lui sauver la mise en se faisant passer pour son épouse complaisante.
Inutile de s’apesantir sur l’argument qui n'a d'autre utilité que de réunir quelques caricatures et stéréotypes pour ressasser le comique de situation et de donner aux rôles titres une partition truffée de vides dans lesquels ils peuvent s'engouffrer comme dans le décor de la pièce précemment à l'affiche.
Et le duo bellâtre au bout du rouleau-ingénu gaffeur, respectivement par Georges Beller, en belle forme, et Maurice Risch qui, malgré la soixantaine a gardé sa bonne bouille et son tempérament de clown trash, fonctionne à plein régime.
