Ce ni vus ni connus de juin est consacré au cinéma, ou plutôt à une certaine forme de cinéma : les nanards du 21ème siècle. petite revue de détail, tout de suite, de ce qu'il ne faut aller voir au cinéma qu'en connaissance de cause !

Super héros movie Craig Mazin

La période faste fut celle des Scary Movie. Qu’on aime ou pas, cette série parodique à l’humour très américain avait fait quelques très beaux scores au box-office.

Depuis ceux là, et après la série des American Pie, les comédies grossières ne font plus vraiment recette. Faute à une mode déjà dépassée, mais aussi à une chute vertigineuse de créativité. Super héros Movie, comme Date Movie il y a un ou deux ans (Sexy Movie en français) sont des films lourds, jamais drôles, et ne sont finalement même pas des parodies, à peine des relectures, voire des remakes de certains films au succès mondial.

Ici, Super héros Movie reprend la trame, la construction, les caractéristiques de Spider Man. On a l’impression de revoir le film de Raimi, en plus lent, moins divertissant, et tout aussi guimauve. Supernul Movie.

Skate or die Miguel Courtois

On pourrait croire que ce film est issu de la veine des Yamakazi et autres Banlieue 13. Mais Skate or Die n’est pas même un film de deuxième partie de soirée pour TF1, au mieux passera-t-il sur M6, dans un creux de programmation.

Caricatural, poussif, à côté de la plaque, jamais crédible, ce film se ridiculise dès sa bande annonce, mêlant ralentis ridicules, répliques de série B et personnages crétins.

48 Heures par jour Catherine Castel

La bande annonce laissait croire à une comédie fraîche, rythmée. Mais 48 heures par jour n’est qu’une nouvelle lecture stéréotypée de l’égalité hommes–femmes, thème très en vogue dans la comédie française.

Le film est donc une énième tentative de critique de la société qui ne trouve jamais ni la mouvance artistique ni les qualités morales d’exister ou de justifier sa propre démarche. Même  Paris, de Klapish, était plus drôle. C’est dire.