Poney Club, quatuor électrique originaire de Tours s’est inspiré d’une nouvelle de Rick Bass, The Sky, the Stars, the Wilderness, pour composer leur nouvel album : Tighter than a Tick.
Lorsque l’on connaît l’écriture de l’auteur américain résident dans le Montana, que l’on a perçu sa fascination pour la Nature et son questionnement sur la place de l’Homme au milieu de ce déchaînement de forces sauvages, on comprend à quel point Poney Club s’est donné là un défi de taille et combien ils ont su traduire en musique cet univers fait de contemplations et de menaces sourdes.
Dans un album d’une grande cohérence harmonique, ils continuent de suivre la voie ouverte par Mogwaï ou Calexico. La musique se fait ample comme la voûte céleste et subtile avec des sonorités nuancées. Elle devient aussi changeante qu’un ciel d’orage, où percent parfois les rayons du soleil. En majeure partie musicaux, les morceaux sont parfois traversés par une voix qui récite quelques phrases (Margarida Guia), voix qui s’écoule alors comme d’une source rafraîchissante pour mieux porter l’accent sur la nature , objet d’émerveillement sans cesse renouvelé.
L’album de Poney Club est d’une grande poésie et témoigne de la maturité d’un groupe peu influencé par ce qu’on nous diffuse complaisamment à la radio. Ils poursuivent leur démarche aussi personnelle qu’originale, témoignant d’un soin extrême autant pour la production que pour l’habillage du CD : un dessin d’oiseau posé sur sa branche, qui dialoguerait avec une estampe japonaise.
Alors passez votre chemin sur les différents "poney au carré", ou "poney rapide" et faîtes escale au paddock des poney club, histoire de respirer l’air du grand large…
