Comédie de cape et d'épée de Tirso de Molina, mise en scène de Gwenhaël de Gouvello, avec Gregori Baquet, Jean-Michel Canonne, Brigitte Damiens, Marie Grach, François Kergourlay, Marie Provence, Rainer Sievert, Stephen Szekely, Jean Benoît Terral et Eric Wolfer.
Avec "Le timide au palais", Gwenhaël de Gouvello entraîne sa Compagnie du Catogan dans une aimable et divertissante comédie d'intrigues et de moeurs due à la plume de Tirso de Molina ecclésiastique dramaturge du Siècle d'or espagnol.
Une comédie qui entraîne le spectateur dans le palais de fantaisie d'un duc bonhomme, aimant plus que tout sa tranquillité et flanqué d'une gouvernante accorte et énamourée, qui prépare le mariage de ses deux jolies filles, au caractère bien trempé, avec des futurs qui n'enthousiasment personne.
Heureusement, Cupidon veille et se présentent deux jeunes gens bien faits, comte séducteur déguisé en secrétaire, pour l'un, et fils de roturier timide, qui est en réalité d'illustre naissance encore ignorée de tous, pour l'autre. Voilà pour l'essentiel qui laisse déjà présumer de péripéties bien emberlificotées avant un évident happpy end.
Gwenhaël de Gouvello a réuni une distribution homogène qui pratique allègrement farce et comédie dans un anachronique décor d'usine de confection de costumes de théâtre où les ouvriers se piquent au jeu du théâtre, transposition qu'il veut "hommage poétique au métier de la confection, à ceux... qui sont la colonne vertébrale de l'art de la mode".
L'ensemble de la troupe prend du plaisir sur scène, un plaisir qu'il sait rendre communicatif, et chacun donne une jolie saveur à un personnage haut en couleurs dans la lignée des figures emblématiques de la commedia dell'arte.
