Le dernier Cours Public d'Interprétation Dramatique de Jean-Laurent Cochet date du 17 mars 2008. Presque un mois et déjà le manque se fait sentir pour les habitués et les fidèles de ses Master Classes qui les font découvrir sinon les coulisses du métier du moins son antichambre où les jeunes élèves comédiens reçoivent l'essentiel et l'essence de ce qui leur permettra d'exercer leur vocation.

Salle comble comme toujours et spectateurs attentifs qui ont enfin vaincu les catarrhes hivernaux et les expectorations virulentes et compris qu'il fallait éteindre leur téléphone portable.

Jean-Laurent Cochet, qui vient d'achever le cycle des représentations parisiennes de "La Reine morte" au Théâtre 14, entre sous les applaudissements.

Vifs remerciements de sa part de constater cet intérêt constant pour son travail que manifeste le public et point de "chapeau" pour introduire ce cours pour lequel de nombreux élèves se sont inscrits pour présenter fables et scènes.

La soirée commence par la première scène entre Lisette et Frontin et de "Les sincères" de Marivaux pièce pour laquelle Jean-Laurent Cochet établit une parallèle judicieux avec "Cosi fan tutte" et précise que Marivaux est le premier des grands auteurs modernes qui a cassé les conventions du langage.

Vient ensuite le moment, toujours attendu et fort apprécié, des fables de La Fontaine qui constituent la base de l'enseignement prodigué par le Maître.

Au programme : "Le rat et l'éléphant", "Le bûcheron et Mercure" et un très étonnant et difficile "Le marchand, le gentilhomme, le pâtre et le fils de roi" raconté par un des assistants de Jean-Laurent cochet, Axel Blind..

Avant d'aborder le théâtre, un élève, Marc-Henri, le pierrot lunaire, propose un monologue extrait du film "Beau père" de Bertrand Tavernier.

Côté théâtre, le monologue d'Edmund le bâtard extrait de "Le roi Lear" de Shakespeare et Victor Hugo sera à l'honneur avec une scène de "Lucrèce Borgia" et une scène de "Marion Delorme" interprété par Jean-Baptiste pour lequel Jean-Laurent Cochet n'hésite pas à employer le terme de "génie".

Et la soirée s'achève par un extrait du sublime "Post scriptum de ma vie" de Victor Hugo dit par Jean-Laurent Cochet.