Dans le cadre de la 2ème édition du festival d'humour "Paris fait sa comédie", Jean-Claude Dreyfus, actuellement à l'affiche du Théâtre des Mathurins avec "Réception" une comédie noire de Serge Valetti, expose à la mairie du 9ème arrondissement de Paris.
Et qu'expose-t-il ? Tout le monde connaît la passion pour le petit animal rose à queue en tire bouchon, auquel il a consacré une anthologie, "Du cochon considéré comme un des beaux arts" "et la collection du boucher halluciné et hallucinant du film culte "Delicatessen" de Jean-Pierre Jeunet et Marc Caro.
Au demeurant l'enseigne mythique de la boucherie figure en bonne place dans cette exposition au titre à double, voire triple, sens "Le mâle des truies"..
Jean-Claude Dreyfus s'est plongé dans sa collection, qui comporte plus de 5 000 pièces, pour opérer, en fonction de leur rareté ou de leur caractère unique, une sélection ludique, et néanmoins sérieuse.
Nourrain tirelire, canne à pommeau en forme de groin, crèche de porcelets, porcelet polisson, cochonnet jovial, pourceau comédien, le cochon, qui a, souvent et fort injustement, mauvaise réputation, est ici à l'honneur sous toutes ses formes et dans tous ses états.

Par ailleurs, il a invité trois jeunes artistes inspirées par la thématique porcine qui travaillent dans des registres picturaux très différents.
Corinne Fhima, artiste plasticienne, s'est intéressée à la "Pig daily life"dans ses photomontages sur toile de bâche. Le cochon hyperréaliste s'immisce dans l'univers urbain.

Inspiration bucolique pour Tiphaine Liébaud qui ne prend pas de gant pour donner vie à ses tendres petits cochons rose qu'elle peint avec les mains. Tendres, dodus et débonnaires, ils s'appellent Jean, Hyacinthe, Eugénie et se laissent tirer le portrait avec bonhomie.
Avec l'expressionnisme lunaire du "Circus des Schwein", Catherine de Rosa explore un monde étrange et fantasmagorique où se déroulent d'angoissantes bacchanales.
