Le Musée de la vie romantique présente pour ce printemps une exposition consacrée à "L’Âge d’or du Romantisme allemand" avec un grand nombre d’œuvres sélectionnées par l’historien d’art Hinrich Sieveking, en provenance de collections privées et publiques, qui en a assuré le commissariat en collaboration avec Daniel Marchesseau conservateur général du patrimoine et directeur de ce musée.
Sous titrée "Aquarelles et dessins à l’époque de Goethe", elle propose de faire un tour d’horizon de la période 1770-1830 au cours de laquelle le dessin érigé en art majeur, du fait de son rôle illustratif à un siècle où la littérature est prééminente, trouve un terrain de prédilection en Allemagne.
Et il constituera le terrain d’expression privilégié de ce qui fut sans doute le premier mouvement de la modernité en Europe.
Considéré comme un mode de connaissance de la vie, le romantisme allemand se présente comme une aventure collective, en rupture avec l’enseignement officiel des académies et le siècle des Lumières, qui a essaimé dans les grandes villes et est représentée par diverses écoles.
Cette exposition très érudite met en évidence non seulement les très grandes technicité et qualité intrinsèques des oeuvres présentées mais aussi le foisonnement des oeuvres en termes de talents et d'inspiration dont les figures les plus memblématiques sont Caspar David Friedrich, Philipp Otto Runge, Moritz von Schwind et Friedrich Overbeck.
Si on trouve des portraits et autoportraits, les genres de prédilection sont le paysage et les scènes de genre.
Au fil des salles plongées dans une semi obscurité, non par souci de scénarisation mais pour des impératifs de conservation des oeuvres, le visiteur poursuit un périple poétique qui le mène de la mythologisation à la transcendance, de la philosophie de la nature à l'idéalisation du passé, des paysages très épurés de l'ecole de Munich à l'art missionnaire des Nazaréens.
