Bavez sur Prince !

Prince, qui hantait déjà mes nuits, s’est remis à hanter mes platines ces derniers temps…Et oui, car j’ai non seulement eu la chance d’aller le voir en concert au Zénith (et dire que toutes les places sont parties en 3h !) lors de son unique date parisienne, mais en plus, mes chers collègues, lors de mon pot de départ, ont eu l’amabilité de m’offrir le coffret Import de la tournée avec moult photos, moult témoignages et bien sûr, moult Prince ! Il faut dire que je leur avait concocté un petit pot de départ bourguignon avec Kir et Gougères*…Forcément, ils n’ont pas pu me résister !

Mais, je m’égare, je m’égare. Revenons-en à notre obscur objet de désir (décidément, je m’égare)…j’ai nommé Prince…

En fait, parlons plutôt de Laëtitia. Je n’avais pas 15 ans lorsque je rencontrais cette sympathique jeune fille, sur les bancs jaunes de la cour de mon lycée d’alors et tout de suite, alors qu’on ne se connaissait que depuis cinq minutes, nous parlâmes de Prince et de tous les fantasmes sexuels qu’il générait en nous (Cf la pochette de Lovesexy). Nous étions alors bien téméraires mais ceci scella notre amitié à jamais. Comme quoi, Prince a du bon.
Bon, revenons-en à nos moutons !

Donc, quand j’ai vu l’info comme quoi Prince allait se produire à Paris, moi qui l’avait toujours raté à chaque fois qu’il venait, j’ai décroché mon téléphone, appelé ma sister et nous voilà sur le pied de guerre le mercredi matin lors de la mise en vente des places sur…Internet ! (on va pas faire la queue, non ?)

Bref, nous réussissons le tour de force d’en obtenir deux (by the way 300 F la place, c’est pas donné). Et après 3 semaines d’attente fébrile, nous y voilà. Sur le billet, il est indiqué 20h et à 20h pile, il est sur scène. Enfin un mec qui a compris que les premières parties, ça te plombe l’atmosphère quand tu es venu voir quelqu’un d’autre. Et là, je crois que jamais un mec ne m’a fait autant pleurer, rire, danser, chanter. Et je découvre ce que Dieu vivant veut dire ! des impros de dingue au piano, à la guitare, une voix qui passe de l’aigu au grave en toute légèreté. Et une émotion incroyable qui transparaît à chaque note. En plus, il fait monter des fans sur scène pour chanter avec lui (quelle mortification de ne m’être pas traînée jusqu’au 1er rang !). Bon, vous allez me dire que je ne suis pas très objective : je bave complètement sur ce mec et ça m’aveugle un peu. Mais ma sœur (qui bave moins) vous dira la même chose. Enfin, le clou : Maceo Parker (décidément, il a fait exprès de rameuter toutes mes idoles) qui vient l’accompagner sur quelques titres.

A la fin, ce qui était un peu écœurant après 3h de show dont je ne me suis toujours pas remise (ça doit se voir d’ailleurs), c’est qu’un type vient sur scène et nous dit : « rendez-vous au Bataclan pour l’After-show »…Après une demi-heure passée coincé dans la caisse pour sortir du parking du Zénith, nous passons devant le Bataclan et ne voyons pas le bout d’une foule compacte massée devant. Le lendemain matin, comme je suis courageuse, je repasse devant en faisant mon footing. Est inscrit : « cette soirée vaut 100 € (en espèces uniquement) ».

Il fallait donc déjà être fortuné pour assister au concert du Zénith mais alors là, je suis assez écœurée par la tournure mercantile que prennent les choses et encore plus lorsque je visite le lendemain le site officiel de Prince où on te dit que l’abonnement annuel au site vaut également 100 €.

Je veux bien gager cependant que les temps soient durs depuis la rupture de Prince avec Warner, mais je trouve quand-même que c’est un peu fort.

Malgré mon dépit, on m’a donc offert non seulement le coffret live de Prince (3 CD+livret) mais aussi the Rainbow Children. J’avoue, depuis n’avoir écouté qu’une fois The Rainbow Children et plusieurs centaines de fois le live, tant il est brillant. Même ses versions de Muse 2 the Pharaoh ou de the Rainbow Children rendent bien mieux en live que sur l’album studio. Je n’ai donc qu’un conseil ! Précipitez-vous sur le coffret et bavez tant que vous voudrez !