Comédie dramatique de Yonnick Flot, mise en scène de Smaïn Fairouze, avec Virginie Stevenoot.
Que reste-t-il de soi dans une chambre d’hôpital ou, comme en l’occurrence, une clinique psychothérapique ? Pas grand-chose. Des angoisses et des peurs. De quoi hurler qu’on n’est pas que la malade de la chambre 24.
Surtout quand on est une star. Et pas n’importe quelle star, une star absolue, celle dont le nom suffit à provoquer des mouvements de foule et émoustiller la gente masculine. Un prénom suffit. Marilyn. Mais, derrière le sex symbol aimé de tous et de personne, il y a l'actrice et la femme avec leurs vérités, leurs illusions - et leurs désillusions - et leurs échecs.
Avec "Je m’appelle Marilyn", Yonnick Flot, passionné par le mythe de Marilyn Monroe, et la réalité de Norma Jean Baker, et la dissociation ou la combinaison à la Docteur Jekyll et Mister Hyde de l’acteur, raconte, sous forme kaléidoscopique, le parcours singulier et le présent tragique d’une femme en pleine confusion mentale.
Un nouveau venu dans la mise en scène, mais dont le prénom n'est cependant pas inconnu, Smaïn Farouze, se collete avec réussite à cette partition toute en ruptures en dirigeant Virginie Stevenoot qui assure une prestation remarquable.
Dans un système artistique féru d'étiquettes et d'emplois inamovibles, Virginie Stevenoot, danseuse, puis comédienne, propose une alternative à une prédestination inéluctable aux comédies légères et aux rôles de jolies potiches auxquels pourraient la vouer sa plastique irréprochable et son physique de blonde sensuelle.
Elle prouve, de manière évidente, quelle possède plus d'une couleur sur sa palette d'interprétation et, qui plus est, en ne choisissant pas la facilité, seule sur scène, avec ce personnage riche en nuances dramatiques.
