Harrisons. Une pochette aux allures de grand magasin avec toutes ces étiquettes apposées partout.
Harrisons, après tout ce serait un joli nom pour une grande surface anglaise genre "tiens, je vais chez Harrissons acheter de la litière pour le chat, je te ramène quelque chose ?".
Mais en l'occurrence, il ne s'agit que d'une pochette de disque avec des étiquettes collées dessus quoi, rien d'autre... Et ce n'est même pas un disque en solde, juste un montage photos d'étiquettes superposées. Mais cessons donc d'admirer cette pochette et écoutons ce que Harrisons nous propose en rayon.
Dès les premières notes, on est mis au parfum. Harrisons veut nous vendre de la pop rock à l'anglaise. Mélodie évidente, guitares incisives et voix mi-braillarde mi-chantante. En gros, une sorte de sous Bloc Party vaguement sous influence Happy mondays pour le groove en plus.
Et pour le coup autant le dire, "Dear constable", premier titre de ce No fighting in the war room, est très bon. Tout comme le deuxième titre, "man of the hour", avec son côté punk gentil plutôt sympathique pour animer une soirée entre amis.
Malheureusement, si le troisième titre virevolte encore dans les parages du rock 80 bon ton, on pressent une certaine monotonie et un vague épuisement sur la longueur. La deuxième partie de l'album devenant assez vite ennuyeuse, malgré tous les efforts des popeux Harrisons pour nous faire réviser l'histoire de la pop anglaise.
"Listen", jolie ballade pop dans les règles de l'art, guitare acoustique et voix de crooner, n'a pourtant rien à se reprocher, pas plus que "monday's arms" qui lui succède prêt pour mettre le feu aux pistes de danse.
Mais sans coup d'éclat, pas de coup d'état. Et effectivement, cette war room est bien trop sage pour déclencher de grandes batailles. Dommage.
Reste quand même une poignée de titres (une moitié quand même, pas si mal) à sauver de ce disque qui manque par trop d'originalité et d'aspérités mais qui possède un capital sympathie non négligeable. Groupe à suivre, sans doute.
