L'exposition "Edouard Boubat - Révélations" à l'affiche de La Maison Européenne de la Photographie revêt le caractère d'une rétrospective.
Le nom d'Edouard Boubat est moins connu du grand public que ceux de Henri Cartier-Bresson, Robert Doisneau ou Willy Ronis qui, dans les années 50, ont importé le réalisme poétique en photographie.
Le petit Larousse Illustré indique : "Edouard Boubat 1923-1999, photographe français qui privilégie un réel serein, paysages et hommes fixés dans leurs activités les plus quotidiennes, baigné d'une lumière subtile".
Tout est dit.
Qualifié de "correspondant de paix" par Jacques Prévert et de "photographe du bonheur" par Henri Cartier Bresson, Edouard Boubat a traversé le 20ème siècle.
Il a sillonné la planète, notamment, en étant un des photographes reporters permanents du magazine "Réalités" - qui est également à l'honneur à la MEP - avec un regard enchanté, une candeur étonnante et une béatitude permanente.
50 ans de photographie et pas un nuage.
Il traverse un monde beau, heureux et édulcoré et s'inscrit dans l'école du reportage humaniste.
Dans un de ses autoportraits, datant de 1948, il a la tête auréolée d'une couronne d'herbes des champs...
