Comédie adaptée de Shakespeare, mise en scène de Hélène Cinque, avec Charlotte Andres, Victor Arancio, Julie Autissier, Emanuelle Bourdier, David Baqué, Mathieu Coblentz, Charles Gonon, Camille Hakoune, Christine Hooper, Maria Kiran, Dan Kostenbaum, David Levadoux, Franck Saurel, Nicolas Vallet et Alexandre Zloto.
Avec "Peines d’amour perdues", Hélène Cinque procède à une adaptation contemporaine de la comédie pastorale éponyme de Shakespeare dont elle retient l'argument qui narre l’impossible respect du serment d’ascétisme prononcé par quatre jeunes hommes dont le bouillonnement de leur sang est irréductiblement échauffé à la vue de nobles demoiselles.
Composé de tableaux inventifs et charmants, le spectacle, dans lequel alternent théâtre et commedia dell’arte avec des intermèdes composés de chansons de variétés, d’Aznavour au disco en passant par des standards de la comédie américaine et des refrains plamondoniens, est structuré comme une mosaïque colorée et un zapping permanent. La mise en scène impulse un bon rythme soutenu et divertissant qui pâtit cependant d'un entrace dispensable.
Ode à la jeunesse, à l'amour et au théâtre, et déclinaison contemporaine du marivaudage, il est aussi conçu comme du théâtre pour les comédiens et fait la part belle au travail de troupe.
Le spectacle est une réussite collective dans laquelle se distinguent néanmoins de beaux talents comme Charlotte Andres et Alexandre Zloto dans les rôles des jeunes premiers aux têtes couronnées, David Lavadoux en matamor farcesque, Julie Autissier, petite bout de femme époustouflante et Nicolas Vallet, qui cède parfois à la tentation du cabotinage, et l'épatant Dan Kostenbaum dont la prestation laisse entrevoir l'étendue des emplois auxquels il peut prétendre.
