Après leur trilogie dont "Unsung heroine" était le troisième volet sur le thème de l’homme en devenir, Midnight Choir revient dans l’actualité avec "Waiting for the bricks to fall". En exergue, une phrase d’un anonyme "Well, I had six break-downs and six different jobs…you know…I got butchered” donne le ton si besoin était.

Une voix et une guitare, des bases folk et country voilà les fondements de Midnight Choir parfaitement illustré par le morceau "Can't feel a thing".

Une très belle voix, celle de Paal Flaata, grave et profonde, et dont certains disent qu'elle peut insuffler de l'âme à un manuel informatique, qui domine l’album, seule cette fois-ci, sans la participation devenue quasi habituelle de Carla Torgerson.

Dès 1997, Midnight Choir ont convaincu Chris Eckman de produire leurs albums et l'influence des Walkabouts est patente tant au niveau des mélodies que des arrangements. Mais si parenté il y a elle n’empêche pas Midnight Choir de se démarquer de son aîné.

On retrouve d'autres influences telles celles de Nick Cave and the Bad Seeds dans "Calling in the Land" ou Chris Isaak en plus ténébreux dans "Last chapter" et les mélopées gothiques de "Into the dark" -rappelant The The, par le timbre de voix et l'harmonica omniprésent en arrière plan- à la musique symphonique avec chœur à l’appui dans "Long time ago", l’album illustre toutes les arcanes du christian rock. "Will you carry me across the water", "Last chapter", "Depths of the earth" ou "Calling in the land" illustrent les thèmes lyriques des doutes tant religieux qu’existentiels.