Sous la houlette d'Achille Bonito Oliva, critique et historien d'art spécialiste notamment du néo-avantgardisme, Adi Da Samraj, artiste et maître spirituel, expose au Palazzo Bollani sous le titre "Transcendental realism" dans le cadre des événements collatéraux de la 52ème Biennale de Venise.

Alors que désolation, mort et ruines inondent les pavillons nationaux, Adi Da Samraj propose des tableaux photographiques monumentaux polychromes aux couleurs pétantes.

Fortes d’un psychédélisme maîtrisé, ces compositions résultent de la transcendance mentale de la réalité pour atteindre l'essence de la vie qui apporte la joie immanente de la conscience ("to offer a visual communication of the truth of reality itself by allowing reality to manifest itself at in, and as the space of his works of art").


Adi Da Samraj conçoit ses tableaux, qualifiés d'"image-art" et élaborés par l'utilisation des nouvelles technologies digitales, comme des concrétisations de la transcendance qui résultent d'expériences sensorielles, métaphysiques et spirituelles.

En appelant à la tradition de Cézanne et Picasso, il s'inscrit dans le mouvement de réactivation de l'art sacré dès lors que son appréhension de l'univers résulte d'expériences personnelles définies comme des "épiphanies" pour atteindre " the unobservable totality of light" qui sont autant d’immersions kaléidoscopiques dans une cinquième dimension.


Qu'il s'agisse de la perception des cycles temporels ou biologiques ("Alberti's Window", "The pastimes of Narcissus")), des états de conscience ("First Room Trilogy I") ou de la connaissance ("Quandra") ou de la dualité fondamentale ("The subject in question").

Son oeuvre s'inscrit dans une démarche philosophico-spirituelle qui, loin de celle de ses confrères focalisée sur la folie des hommes, explore les confins de la conscience.