Ca commence bien avec "The last ride", on croit à une version 2003 de "what difference does it makes", le bonheur, du grand Johnny Marr... Mais 30 secondes plus tard... grosse déception. On se croirait dans un nouvel album des Stone Roses ou autres ressucés Manchesteriennes, "You Are The Magic" nous fait même penser aux Charlatans.
Pourtant sur "Need It" on reprend espoir, on reconnait des guitares familières, un phrasé connu ... ah oui ceux de Gene, à la limite du pathétique, Johnny Marr, le guitar hero de toute une génération en train de copier un groupe qui lui même est une parodie (parfois réussie) des Smiths.
Cela étant, peu de groupes peuvent prétendre à écrire des morceaux aussi tubesques que "Long Gone" et encore plus de groupes courent après ce genre de morceaux toute leur vie durant. Force est de reconnaitre que ce disque est un très bon disque, que Johnny Marr est toujours un aussi bon musicien mais ... que tout cela n'a pas le niveau que l'on pourrait espérer, voire attendre.
Et si on se laisse tenter par le petit jeu des vertus comparées de Marr et de son alter ego, complice, pire ennemi ou meilleur ami Morrissey, il faut bien reconnaitre que le Moz a beaucoup mieux négocié le tournant et que si l'on n'attendait plus grand chose de Marr après Electronic ou ses collaborations éparses (The The notament) nous sommes quand même un petit peu déçu par ce disque.
Bref, si vous aimez la bonne pop anglaise, ce disque est assurément un bon investissement, une compil "retrospective" des 15 dernières années à Manchester et jouée qui plus est par un des musiciens les plus marquants de ces 20 dernières années (mais non! pas Mark Knopfler faut suivre). En tout cas, n'achetez pas ce disque si vous n'ètes qu'un Smiths addict, vous risqueriez d'en prendre un sale coup derrière les oreilles.
Et attention de pas rater le disque dans les rayons de votre disquaire, la pochette fait furieusement croire a un album d'Oasis ...
Reste à voir l'homme en live, avec sa guitare et, à priori, un public acquis, pour savoir s'il reste fidèle à son mythe .... à suivre...
