Le pavillon coréen annonce la couleur !
Avec l’accrochage en façade d’une œuvre de l’artiste national, Hyungkoo Lee, qui travaille sur la notion de norme physique, représentant un homme au visage partiellement déformé qui semble échappé du cabinet d’un docteur Mabuse spécialisé dans l’orthodontie-ophtalmologie.
L’effet est garanti : les freaks font toujours recette et les visiteurs intrigués par la difformité se précipitent dans le bâtiment plongé dans l’obscurité à la manière d’une baraque foraine recelant des horreurs de la nature.

Après avoir franchi le seuil, le choc visuel est total avec deux squelettes savamment éclairés qui apparaissent de manière fantomatique dans la pénombre totale, deux squelettes d’étranges créatures, le grand suspendu dans les airs prêt à fondre sur le petit qui coure au sol.
Beauté esthétique et frissons garantis d’autant que les spectateurs en restent muets. Qui identifiera le premier ce "Mus Animatus" ?
Le passage dans la pièce adjacente dévoile les secrets de l’énigme. Dans les vitrines sont exposés, à la manière de collections anthropologiques, sous le titre "Animatus series" les squelettes ….des personnages de dessins animés !

Reprenant une idée du plasticien Michael Paulus qui avait dessiné les squelettes des héros de cartoons, caricatures et monstres anthropomorphiques, Hyungkoo Lee les reconstitue en 3 dimensions, semant le doute et la confusion entre le réel et le virtuel.
Impossible de rater le crâne de Bunny et ses belles incisives. Cela étant, même en y regardant de près, il n’a pas été trouvé trace du squelette de la carotte !
