Pour son premier projet de mise en scène, Alexandre Berdat, qui est également comédien, avait choisi de traiter d'un sujet contemporain avec la pièce "Angels in America" de Tony Kusher. Faute de pouvoir en acquérir les droits, il monte "Je mourrai plus que toi" écrite par un jeune auteur dramatique français, Jospeh Sar, qui s'avère être une belle réussite.
Rencontre avec un jeune metteur en scène de son temps.
La pièce "Je mourrai plus que toi" est née un peu de l'adage "un mal pour un bien" pusiqu'à l'origine vous vouliez monté "Angels in America" de Tony Kusher ?
Alexandre Berdat : Effectivement, mon projet concernait au départ "Angels inAmerica" de Tony Kusher. Je pensais que cela ne poserait pas d problème puisque je venais d'adapter "Orange mécanique" d'Anthony Burgess qui s'est joué au Cirque d'hiver pendant 3 mois. Hélas, nous n'avons pas obtenu les droits. Compte tenu de l'échéance à 2 mois, je ne savais pas comment faire, je ne me sentais pas à écrire une pièce. J'ai donc fait appel à un ami écrivain, qui sous le pseudonyme de Joseph Sar qui a accepté cet exercice imposé quant aux thèmes et au nombre de personnages. Le pari était risqué et finalement le résultat est plus que probant. Sa pièce est de qualité, les comédiens ont aimé le texte et nous avons eu de très bons échos à la suite des premières représentations. Je suis don confiant pour la suite.
Pourquoi ce choix initial d'"Angels in America"?
Alexandre Berdat : Tout simplement parce que j'adore cette pièce et les thèmes qui y sont abordés comme la névrose, le manque d'amour, avec des personnages un peu perdus qui sont nos contemporains. Même si j'ai été déçu de ne pouvoir le monter, je ne regrette pas d'avoir monté un texte contemporain d'un auteur que je connais.
Comment avez-vous choisi les comédiens ?
Alexandre Berdat : J'ai choisi les comédiens sur audition, donc pour "Angels in America", car je ne voulais pas, pour ma première mise en scène, faire appel à des amis comédiens; Je voulais rester objectif et cela m'a permis de rencontrer de très bons comédiens qui ont accepté de me suivre dans l'aventure de "Je mourrai plus que toi".
Dans quel style de mise en scène officiez-vous ?
Alexandre Berdat : J'ai tout axé sur le jeu des comédiens j'ai toujours pensé qu'une bonne mise en scène c'était des acteurs qui jouaient bien, qui jouaient juste, sincèrement le moment présent. Pour "Je mourrai plus que toi"' il n'y a aucun décor pour épurer la mise en scène et la concentrer sur le jeu des comédiens. La pièce raconte des tranches de vie, des rencontres et je souhaitais que le public se focalise sur cela et non sur les effets de mise en scène. Il y a juste un peu de musique pour poser une atmosphère.
Vous jouez au Théâtre du Nord-Ouest jusqu'en mai. Et après ?
Alexandre Berdat : Nous avons peu de représentations au Théâtre du Nord-Ouest donc nous espérons beaucoup que le spectacle puisse être exporté et joué dans un autre lieu. Nous avons déjà eu la venue de journalistes et nous attendons des directeurs de théâtre. Ce spectacle mérite d'être repris car qu'il aborde des sujets contemporains et intemporels. Le bouche à oreille est bon et le public est enthousiaste.
Et vos autres projets personnels ?
Alexandre Berdat : Comme je suis ouvert à tous les registres et tous les médias que ce soit le cinéma, la télévision ou le théâtre, je suis actuellement dans l'écriture de programmes courts destinés à la télévision dans le registre de la comédie, un peu à l'image de "Un gars, une fille". Par ailleurs, je prépare un one-man-show que j'ai un peu rodé au Moloko. Pour la mise en scène, je me laisse le temps de choisir un texte qui me plaise suite à cette première expérience qui s'est avérée positive.