Texte et mise en scène de Mohamed Rouabhi avec Jean Bédiébé et Olivier Dite Doevi.

Dans la salle obscure, une voix s’élève. Elle nous demande d’écouter attentivement l’histoire qui va suivre sans poser de questions. C’est une voix autoritaire qui exige la plus grande confiance de la part des spectateurs. Ces histoires qui vont nous être racontées, il faut y croire…

Ce sont celles qu’un homme a racontées un jour à celui qui s’adresse à nous. Un homme dans une chambre d’hôpital qu’il a pris pour son père. Mais ce sont aussi des contes universelles, pleins d’humour et de tendresse, celle de cette personne qui décide de faire une liste de tout ce qu’elle sait, de cet oncle qui répète sans arrêt Yodok, de celui qui connaît les conducteurs de chemin de fer par cœur ou encore de celui qui décide un beau jour de tout oublier….

Et pour nous les raconter, il y a ces deux acteurs brillants Jean Bédiébé et Olivier Dote Doevi. Ils nous emmènent faire un voyage dans la tête de ces gens qui décident d’inventer et de croire aux histoires. On navigue délicieusement entre rêve et réalité, qui, nourris de l’imaginaire, nous construisent et nous font grandir…

C’est une petite bulle de savon à la fois légère et intelligente qui d’élève dans l’air et nous transporte avec onirisme à l’intérieur de notre imagination, notre monde intérieur…

Quatre histoires comme quatre petites évasions du monde adulte. Entre vérité et rêves pleins d’illusions, entre matérialité et désir d’illusions. Une belle pièce émouvante dédiée aux enfants et à tous ceux qui ont encore besoin de rêver pour mieux grandir…