C’est un voyage au cœur de la vie de Julio Cortázar et de l’intellectualisme latino-américain que présente La Maison de l’Amérique Latine, en partenariat avec l’Institut Cervantes, avec "El viaje infinito".

Du jeune homme amoureux d’Aurora Bernardez, épousée, à Paris en 1953, à l’homme barbu du début des années 80, l’exposition, intimiste, nous transpose au cœur des voyages du grand écrivain argentin.

Elle propose de nombreuses photographies personnelles, de Paris à Jaipur, de l’Espagne en Grèce dans lesquelles Cortázar pose, ou non, accompagné de son épouse, de ses amis, au nombre desquels Vargas Llosa ou Octavio Paz.

Mais sont aussi exposées, des clichés pris par l’écrivain lui-même lors de son voyage en Inde en 1968. De ce voyage naît toute une série de photographies, en noir et blanc ou en couleur, indifféremment, point de personnage sur ces clichés, le béton remplace l’humain. Une autre série de photos, célèbre, est présentée, celle de la "Muñeca rota", la poupée cassée. Une série troublante voire torturante.

Paris tient une grande place dans l’exposition, Cortázar est immortalisé par Sara Facio (portraits de 1968), Antonio Galvez ou Pepe Fernandez en 1979, dans son appartement du Faubourg-Saint-Honoré. Saint-Germain-des-Prés, le Pont des Arts, les beaux quartiers de Paris sont les décors de ces portraits.

Outre la musique jazz qui accompagne, des objets intimes agrémentent l’ensemble photographique : un ouvrage dédicacé par Henri Cartier-Bresson, un sablier, des livres personnels, sortis de la collection Aurora Bernardez qui fournit la majorité des œuvres.

L’exposition est un voyage intellectuel, en espagnol, où le touriste parisien ne manquera pas de s’imprégner d’une culture latino américaine, si peu connue en France.