C’est dans le cadre du Théâtre de la Madeleine que se joue la pièce "Blanc" sur la scène duquel Un grand rideau blanc sur lequel est apposée titre de la pièce...
La pièce commence par un jeu de lumière (rideau toujours baissé) découvrant la violoncelliste Maëva Le Berre qui accompagnera les deux comédiennes, par intermittence, au cours de la pièce.
L’intro musicale finie, le rideau se lève. Isabelle Carré et Léa Drucker sont déjà installées à une table de cuisine. Un décor unique nous projette dans une cuisine, ouverte sur le jardin avec ses épis de blé et son fil à linge…
Le dialogue commence… C’est l’histoire de deux sœurs dont la mère est mourante. Entre deux passages dans la chambre de leur mère, elles se retrouvent et se croisent dans la cuisine dans laquelle se déroule toute l’action avec de temps en temps, un petit tour dans le jardin.
C’est autour de la table qu’elles vont se parler, se disputer, boire du thé et fumer. Elles évoquent leurs souvenirs d’enfance, parlent de leurs vies actuelles, du retour hypothétique de leur père et de leur avenir. Il n’y a pas de tristesse dans leurs propos, juste une certaine nostalgie.
L’interprétation des deux actrices est excellente et j’ai beaucoup aimé la mise en scène de Zabou Breitman, notamment la projection d’images sur le décor. A noter également, le monologue d’Isabelle Carré sur un tapis roulant…
Le texte est malheureusement quelque fois un peu long et il est vrai qu’il ne se passe pas grand chose durant la pièce... Cependant, la manière dont jouent les comédiennes, le décor, la mise en scène valent vraiment le détour et rendent cette pièce intéressante.
