Il y a des albums que l'on attend, avec impatience, avec envie, avec hâte.
On est parfois pleinement satisfait, parfois profondément déçu.
L'album de Gami fait partie des albums que j'avais hâte d'écouter et d'avoir enfin dans les oreilles tant Step By Step m'avait enchanté.
J'avais d'ailleurs conclu ma chronique ainsi : "Un superbe deuxième EP qui nous donne envie non seulement de les voir sur scène, mais de leur offrir la chance de faire leur premier album. Encore un groupe, français, talentueux et c’est tant mieux !"
Nous y voici donc à ce cap tant attendu du premier album.
Capucine, qui est à l'origine de Gami telle la déesse mère l'avait déjà visualisé et savait ce qu'elle voulait.
Il faut dire que c'est une musicienne, autrice, compositrice et interprète de talent. Elle s'est entourée de deux autres musiciens de talent : Rémi Bernard et David Benzazon.
Le trio nous vient de Marseille et cette fois (encore) nous surprend. C'est un univers à la Massive Attack , au trip hop et au rock indus qui flirte parfois avec le lourd sans jamais s'y abandonner totalement. Et c'est ça qui fait que ça fonctionne.
10 morceaux et 33 minutes après la première écoute, j'en suis ressorti troublé, surpris, charmé et impatient d'en lancer une deuxième écoute.
Certes, je suis assez subjectif quand il s'agit de groupe que j'aime mais quand "Masking" (le cinquième titre) est passé pour la seconde fois dans mes oreilles j'étais totalement conquis.
On est dans un autre univers que Step By Step et pour autant aucun doute, on reste dans la signature musicale de Gami. On a bien sûr la voix envoûtante et sublime de Capucine et peu m'importe que vous me trouviez dans l'excès, j'ai raison et c'est tout. Les basses, les mélodies, les envolées, tout est sublime.
Les trois musiciens nous proposent là un album incontournable de cette fin d'année.
Les titres sont en anglais, excepté "Fragments" qui est en français. Tous sont d'une sensibilité folle.
Tu auras bien compris que je suis conquis et la pochette de l'album, d'une beauté insolente, est l'écrin qu'il fallait à ce bijou, que dis-je à ce joyau qu'est Underneath.
