Spectacle écrit et mis en scène par Rosy Pollastro, avec Diane Renier, Anthony Fernandes.

Sélène est une fille de la fin des années 80, ballottée entre un job détestable, des séances chez sa psy et le trauma d'un souvenir dramatique qui la hante.

Le rêve récurrent d’un homme tombant du ciel la réveille chaque matin, jusqu'au jour où cet homme tombe dans sa vie.

Suliac ce mystérieux inconnu au comportement pur et innocent, va de toute sa candeur profondément changer la vie de cette femme.

Sur une idée de base déjà rencontrée chez Capra ou Carpenter, l’auteure nous mène d’un bout à l’autre de sa pièce grâce à une mise en scène inventive et précise où les sons qui se synchronisent parfaitement à l’action, ont une importance particulière, donnant un réalisme concret aux scènes.

La musique, omniprésente, tient elle aussi un rôle particulier quand elle n’est pas prétexte à danse ou la restitution du walkman de Sélène, (merci Stecher Ephan) elle accompagne certains monologues en les harmonisant de jolie façon.

La pièce oscille ainsi entre moments de poésie, d'émotion touchante mais le plus souvent de franche rigolade et cela, grâce au talent des deux comédiens qui sont tout bonnement époustouflants. La candeur enfantine de Suliac jouée par Anthony Fernandès contraste efficacement avec la fougue et l’énergie de Diane Renier, la Sélène perdue de cette fin d’années 80.

Il y a beaucoup de beauté dans cette pièce. Pas toujours évidente, parfois cachée sous les ressorts de la comédie mais elle finit par nous cueillir et nous émouvoir.

Quand la lumière s'éteint, on regrette de ne pas rester un peu plus longtemps avec ces deux personnages

Tous les mardis soir jusqu' au 26 janvier